Glossaire général (élèves de collège)
sement: ce glossaire aux définitions simples a été rédigé pour être exploité en cours avec les élèves de veau A Abstraction: Manière de concevoir les formes et les figures non par l'imitation de l'image visuelle, mais par projection de l'esprit. Les formes géométriques en relèvent.
Accrochage: Le fait de disposer les tableaux au mur, et plus largement de disposer les uvres dans le lieu d'exposition.
All over: Mot américain qui désigne une forme de composition frontale où les éléments picturaux sont également répartis sur toute la surface, paraissant même pouvoir s'étendre au-delà du tableau.
Angle de vue: Il correspond à la position physique de l'artiste ou du spectateur devant un travail bidimensionnel ou tridimensionnel.
Aplat: Manière de disposer Ia couleur sans laisser de trace de pinceau, sans donner d'indication d'orientation à la surface colorée.
Aquarelle: Technique de peinture à l'eau qui consiste à diluer abondamment les pigments.
Assemblage: Action de rassembler différents éléments et de les fixer entre eux. Sorte de collage en trois dimensions, l'assemblage prend sa source dans le cubisme.
Automatisme: Méthode de dessin où la plume vagabonde sans projet déterminé, laissant libre cours à l'inspiration inconsciente.
B Burin: Le burin est par excellence l'instrument du graveur. C'est une petite barre d'acier trempé, de section soit carrée, soit losangée, soit triangulaire, dont le bec est taillé en biseau. Il est emmanché dans une demi-poire de bois dur (généralement de buis) qu'on appelle "champignon". Le graveur tient dans le creux de sa main la partie arrondie du champignon, la barre du burin étant tenue contre la plaque de cuivre (qu'on appelle planche) presque parallèlement à la surface de celle-ci. Les doigts sont allongés le long de la barre du burin pour la diriger.
Le burin entre dans la plaque, creusant un sillon en forme de V plus ou moins profond et plus ou moins large, enlevant ainsi un copeau de métal tout en laissant sur les bords du sillon de minces crêtes qu'on appelle les barbes. Ces barbes sont souvent ôtéesà l'aide d'un outil appelé ébarboir: lorsqu'on les laisse, les barbes retiennent l'encre et noient les contours.
On peut adoucir le trait de burin, ou l'effacer complètement à l'aide des brunissoirs, outils arrondis en acier.
L'encre est répandue sur la plaque de manière à ce qu'elle pénètre bien dans tous les sillons. L'encre restée à la surface de la plaque est ôtées à l'aide d'un tissus de coton appelé tarlatane.C Cadre: Pièce rajoutée au tableau pour souligner sa limite. C'est aussi, pour le photographe et pour le peintre par extension, les limites de l'espace englobé par l'image.
Cadrage: Action de cadrer, de choisir avec précision ce qui sera ou non dans le champ de l'image.
Camaïeu: Manière de peindre avec les valeurs d'une seule couleur.
Canon: Un canon est un modèle aux proportions idéales.
Cerne: Trait généralement épais qui enferme une surface.
Châssis: Cadre sur lequel la toile est tendue et fixée.
Chromatique: De chromos, mot grec désignant la couleur. Qui appartient à la couleur.
Clair-obscur: Dans un tableau, équilibre entre la lumière et l'ombre pour créer un effet de modelé, l'illusion du volume.
Cohérence: Désigne la logique de l'organisation du travail ou la logique de la démarche de l'artiste. Il y a cohérence lorsque les éléments s'accordent entre eux, lorsque les idées, les choses "vont ensemble". Le contraire est l'incohérence.
Collage: Technique qui consiste à coller du papier, du tissu ou d'autres matériaux sur la surface de la toile ou un autre support.
Composition: Organisation, architecture des formes et des couleurs sur la surface du tableau.
Contraste: Opposition importante et remarquable entre deux couleurs, deux formes, deux lignes...
Contre-jour: Effet dû à la position d'un objet ou d'un personnage qui se trouve devant une source de lumière vive et dont seule la forme est visible.
Couche picturale: Ensemble des couches de peinture superposées.
Couleurs: Les trois primaires, le bleu cyan, rouge magenta, le jaune, sont à la base de toutes les autres couleurs, obtenues lorsqu'on les mélange. Elles sont pures quand elles ne sont pas mélangées, rabattues quand on y rajoute du noir.
Couleurs complémentaires: Chaque couleur primaire est opposée à sa couleur complémentaire, leur juxtaposition les rend plus lumineuses (le rouge et le vert, le bleu et l'orange, le jaune et le violet).
Couleur locale: Couleur des objets et des surfaces sans modifications dues à la lumière, l'atmosphère ou les couleurs avoisinantes.
Couleurs pures: Couleurs utilisées telles qu'elles sortent du tube ou du pot de peinture.
Couleurs secondaires: s'obtiennent par le mélange de deux couleurs primaires: bleu + rouge = violet; bleu + jaune = vert ; jaune + rouge = orange.
Coulure : Trace de peinture qui a échappé (ou non) au contrôle du peintre et court sur la surface de la toile. Elle indique à la fois le détachement de l'artiste par rapport aux règles du savoir-faire traditionnel et l'orientation verticale du tableau.
Croquis: Dessin rapide dégageant, à grands traits, l'essentiel du sujet, du motif.
D Décoratif: Signe ou forme qui n'a d'autre signification qu'en lui-même, qui n'a pas de fonction autre qu'ornementale.
Dégradé: Il désigne le passage d'une couleur à une autre, ou d'une valeur à une autre avec une transition où les deux se confondent.
Dessin: Mode de représentation (ou de non représentation) à l'aide de traits tracés au crayon, à la plume ou au pinceau, le dessin fixe la forme et non la couleur en principe, tant qu'il est un dessin préparatoire.
Dripping: Mot américain, de drop "goutte". Procédé qui consiste à laisser la couleur s'égoutter le long d'une baguette qui traverse la boîte de peinture perforée.
E Eau forte: On utilise une plaque de cuivre que l'on recouvre d'un vernis; l'artiste utilise un outil en pointe qui lui permet d'oter ce vernis. La plaque est plongée dans un bain d'acide; cet acide attaque les seuls endroits du cuivre mis à nu, creusant ainsi le métal.
Ebauche: Technique picturale par laquelle l'artiste peint grossièrement les formes et la composition du tableau.
Echelle: Référence qui fixe par convention des équivalences de dimensions.
Ecriture: Par analogie avec l'écriture manuscrite, se dit pour décrire l'un des aspects de la facture, pour préciser la qualité des traces des gestes du peintre, sa touche quand on peint au pinceau, et ce qu'elle exprime. Exemple: une écriture tendue et claire. Une écriture souple et grasse.
Empâtement: Désigne l'épaisseur de peinture, de pâte colorée utilisée sur la toile.
Empreinte: Figures obtenues par impression en creux ou en relief. C'est une trace particulière.
Encre: Liquide coloré dont on se sert pour écrire, dessiner ou imprimer.
Ephémère: Qui ne vit que très peu de temps; de très courte durée. Certaines uvres sont éphémères (installations, land art...), les artistes exposent souvent des photographies, seules témoins de leur travail.
Équilibre: On parle d'équilibre pour désigner une composition qui se partage équitablement l'espace ou la surface de uvre.
Espace: Dans les tableaux, il est une illusion qu'accepte le spectateur. L'évocation de l'espace traditionnel tient à la perspective, qui fait du tableau l'équivalent fictif d'une fenêtre. Mais la couleur, les formes, les lignes organisent aussi un espace spécifique et lisible. De plus, les modernes jouent sur l'espace concret, l'environnement dans lequel se trouve le spectateur.
Espace littéral: Espace physique du support. Dans ce cas, le support (la feuille de papier ou la toile) et la figure représentée (ce qui est peint ) coïncident.
Espace suggéré: On peut définir l'espace suggéré comme l'espace que l'on représente sur le support. Par exemple, sur une feuille de papier, de vingt et un centimètres sur vingt sept, peut se trouver représenté un paysage qui, en réalité, a une grande étendue. Avant les périodes moderne et contemporaine, les peintres utilisaient les systèmes perspectifs* pour rendre compte de la profondeur.
. la perspective cavalière: mi représentative, mi significative, où par convention les lignes parallèles sont toujours dessinées parallèles, mêmes si elles fuient, de sorte qu'il n'y a pas de rapetissement avec l'éloignement.
. la perspective linéaire: opte pour une direction du regard de face et immobile. Les formes géométriques mises en place s'enfoncent vers un point de fuite qui aspire à lui l'espace alentour.Esquisse: Premier tracé d'un dessin destiné à visualiser la composition d'une uvre future.
Estampe: L'art de l'estampe permet de reproduire un dessin mécaniquement, en un certain nombre d'exemplaires appelés épreuves, à partir d'une plaque de bois ou de cuivre gravée qui sera encrée.
Estompage: Estomper, c'est adoucir, étaler en frottant. On estompe un trait en l'essuyant ou le gommant légèrement.
Entendue: C'est une superficie, c'est-à-dire la surface du sol. Elle possède deux dimensions, la largeur et la profondeur. L'étendue peut également suggérer un espace dans sa réalité illimitée ou fragmentée (parcours, passage, chemin).
F Facture: Elle désigne l'aspect de la réalisation, l'aspect d'un travail, dit de bonne ou mauvaise qualité.
Figure: Forme identifiable, autonome, qui peut être analogique, ressemblante à un objet ou à un corps concret, mais on parlera aussi de figure pour une forme géométrique. En peinture, la figure s'oppose au fond quand elle est un motif isolé. Mais les modernes ont élargi le sens de ce mot. Il est nécessaire en tout cas de ne pas limiter l'idée de figure à la seule représentation de la réalité.
Figuratif: Dans la langue banale, souvent opposé à abstrait.
Fluidité : On parle de fluidité de la peinture lorsque celle-ci coule, s'écoule facilement. Une peinture fluide se répand facilement.
Fond : Partie la plus en arrière dans une uvre bidimensionnelle.
Format: La dimension réelle d'un tableau est très importante pour sa perception. Il faut s'en souvenir quand on voit des reproductions d'uvres sur les pages des livres.
Forme: C'est une étendue dont les limites, le contour, représentant ou non quelque chose d'identifiable.
Forme fermée: On parle de forme fermée lorsque celle-ci se suffit à elle même, par exemple, lorsque tous les éléments sont liés les uns avec les autres; cette conception de la forme (fermée) renvoie aux notions de contour et de plein.
Forme ouverte: Structure dans laquelle les éléments ne sont pas nécessairement liés. Par exemple, l'espace de l'oeuvre et l'espace du spectateur s'interpénètrent.
Frottage: Procédé qui consiste à "frotter" un papier posé sur une surface texturée, telle que le bois, pour en obtenir le dessin.
Fusain : Bois qui, transformé en charbon, s'utilise comme crayon à dessiner.
G Gestualité: L'ensemble des gestes qui sont nécessaires à la réalisation d'un travail. Une très grande toile provoque une gestualité différente d'un petit support papier.
Glacis: Technique picturale qui superpose de fines couches de peinture transparentes sur une couche opaque pour en modifier la couleur.
Gouache: Peinture à l'eau qui diffère de l'aquarelle par l'opacité des couleurs.
Graphisme: Qui appartient au dessin et à l'écriture (trait, cerne, contour, hachures, etc). Une peinture peut être très graphique (comme certaines toiles de Van Gogh).
Gravure: Couramment, on appelle "gravure" l'art qui consiste à produire, sur papier, de multiples exemplaires d'une image. Elle peut être obtenue par des procédés divers: utilisation d'une planche évidée sur certaines de ses parties (bois, linoléum...) dont les reliefs laissent des traces au moment de l'impression; utilisation d'une plaque métallique creusée en certaines de ses parties, lesquelles enduites d'encre grasse colorent un papier légèrement humide au moment de l'impression, utilisation d'une pierre (ou d'une plaque de zinc) sur laquelle les zones grasses conservent l'encre qui se dépose sur l'épreuve (c'est le cas de la lithographie).
On notera que dans le cas de la lithographie, comme dans celui de la sérigraphie, il n'y a pas "taille", "gravure" au sens habituel du terme, cependant les esthéticiens accordent à ces techniques la qualité de "gravure" qu'ils refusent aux procédés modernes de l'héliogravure et de la photogravure.
L'art de la gravure permet d'obtenir un nombre d'épreuves presque identique limité par l'usure de la matrice et par la volonté de l'artiste qui souhaite une certaine rareté de son oeuvre. Les épreuves (aujourd'hui toutes numérotées à la main) sont fragiles, facilement destructibles (attaque du papier, virage de l'encre...).
Grisaille: Peinture monochrome réalisée en tons gris.
H Hachures: Série de petits traits plus ou moins vifs et serrés. Elles se produisent par un geste d'exécution rapide et régulier.
Hétérogène: Qui est formé d'éléments de nature différente disparate. Le contraire est "homogène".
Hors champ: Espace qui se trouve en dehors des limites du cadre d'une oeuvre.
I Illusionnisme: Technique qui trompe l'oeil en lui faisant croire qu'il voit un objet réel plutôt que sa représentation par l'artiste.
Image: Représentation de quelque chose ou de quelqu'un par le dessin, la gravure, la photographie...
In Situ: Une oeuvre in situ est exécutée en fonction du lieu où elle est montrée, pour y jouer un rôle actif. Elle revêt souvent la forme d'une installation, mais peut se limiter à une intervention plus discrète de l'artiste, telle que l'apposition d'une plaque sur un mur, voire quelques coups de pinceau seulement.
Installation: Depuis 1970 les oeuvres ont toujours été "installées" dans les espaces d'exposition. Mais dans l'art contemporain, le mot installation désigne des oeuvres conçues pour un lieu donné, ou du moins, adaptées à ce lieu. Ces divers éléments constituent un environnement qui sollicite une participation active du spectateur. En général, les installations sont présentées pendant une courte période, puis démontées et ne subsistent plus que par des documents photographiques.
J Jus: Liquide (eau, essence de térébenthine...). Très peu chargé de couleur. Pour la peinture à l'huile, le jus sert à exécuter les dessous de l'oeuvre.
L Land Art: Terme apparu en 1969, désignant des actions visant à utiliser ou à transformer un lieu naturel, généralement à grande échelle. L'artiste sort du musée pour collaborer avec la terre elle-même en intervenant directement sur le paysage et en affrontant les éléments naturels. De manière générale, les représentants du land art exposent les photographies qui témoignent de leur travail intransportable et souvent éphémère.
Lavis: Technique proche de l'aquarelle, est une encre plus ou moins diluée avec de l'eau, permettant de réaliser des camaïeux.
Ligne: Trait continu, visible ou virtuel, que le regard suit. La ligne conduit, donne une direction, en même temps qu'elle sépare, qu'elle divise la surface.
Limite: Ligne au-delà de laquelle se trouve un autre espace. L'espace contenu dans la limite du cadre s'appelle le champ ou le plan. Voir : AIl Over
Lithographie: L'artiste dessine directement sur la pierre de Munich à l'aide d'un crayon gras ou d'encres lithographiques. La pierre est ensuite recouverte d'une eau acidulée. Fondée sur l'antagonisme de l'eau et des corps gras, le procédé est simple et peu coûteux.
Lumière: C'est ce qui éclaire et rend visible. On considère deux sortes de sources lumineuses: la lumière naturelle due au soleil (ou lumière blanche) et la lumière artificielle due à toutes les sources lumineuses destinées à remplacer ou renforcer la lumière naturelle (éclairage électrique, bougie, etc). Seule la lumière blanche donne aux choses leurs couleurs naturelles. Voir: Ton local.
M Malléabilité: Une matière (peinture) ou un matériau (un métal par exemple) sont malléables lorsque l'on peut leur donner très facilement une forme particulière, les façonner.
Manière noire: (gravure) Le cuivre est criblé de petits trous à l'aide d'un outil appelé berceau. La plaque est totalement recouverte ainsi puis l'artiste gratte avec un grattoir ou un brunissoir pour retrouver des surfaces lisses qui donneront des blancs sur la gravure.
Matérialité du support: La nature, le caractère du support.
Matière: Substance malléable, divisible, avec laquelle on peut réaliser des formes. La peinture est une matière dont les principales caractéristiques sont la malléabilité ou la plasticité, la couleur, l'onctuosité, la fluidité, la capacité à sécher, à se mélanger avec d'autres matières, à rester stable dans le temps.
Mélange: mettre ensemble deux couleurs pour en former une troisième. Lorsque l'on mélange deux couleurs primaires, on obtient une couleur secondaire. Par exemple, du jaune mélangé à du bleu donne du vert, mais la couleur obtenue dépend des quantités de chaque couleur dans le mélange.
Mélange optique: A la différence du mélange habituel (mélange de la matière colorée), le mélange optique se fait par les yeux: sur le support, plusieurs couleurs sont associées en petites surfaces. De loin, on ne voit qu'une seule couleur, comme sur une affiche grand format ou l'écran de télévision.
Miniature: Peinture de petite taille réalisée sur un support rigide avec une grande finesse d'exécution.
Modelage: Technique de sculpture consistant à produire une forme par ajout progressif de matière.
Modelé: Procédé qui permet de donner, en deux dimensions, l'impression du volume ou du relief des formes grâce à différentes techniques : dégradé, contraste de couleurs, etc.
Monochrome: Peinture exécutée en une seule couleur.
N Nature morte: Représentation d'objets inanimés.
Négatif: Cliché photographique transparent dont les parties lumineuses sont opaques. C'est ce qui permet d'obtenir le tirage positif (photographie).
Nuance: A partir d'une couleur on obtient des nuances en ajoutant un peu d'une autre couleur. Ainsi, un rouge deviendra plus orangé avec du jaune et plus violet avec du bleu. Tant que le changement est faible, on considère que c'est une nuance d'une même couleur. Lorsque le changement est important, c'est une nouvelle couleur: par exemple, orange, violet, etc. On passe ainsi d'une couleur à une autre "en continu".
O Objet: Les artistes s'intéressent aux objets de la vie quotidienne qui vont entrer dans l'oeuvre d'art par leur représentation ou même seront inclus en elle.
Oeuvre: Chacune des pièces produites par un artiste, mais aussi l'ensemble des oeuvres d'un artiste.
Onctuosité: Une peinture (matière picturale) est onctueuse lorsque sa consistance est à la fois légère et douce ; elle donne au toucher l'impression d'un corps gras.
Opacité: Pouvoir d'un pigment de ne pas laisser apparaître le support sur lequel il est appliqué.Outremer: Pigment traditionnellement fabriqué par broyage de lapis-lazuli, pierre semi précieuse, qui a toujours été onéreuse et recherchée.
Organisation: La façon plus ou moins cohérente dont sont assemblées les formes, les traces, les couleurs, les lignes, etc. L'organisation est un certain ordre voulu pour obtenir un effet d'ensemble particulier. La composition est une sorte d'organisation (dans les peintures avec un sujet).
P Palette: Support sur lequel l'artiste pose ses couleurs quand il travaille. Désigne aussi l'ensemble des couleurs utilisées par un peintre pour tel tableau.
Passage: Transition d'une chose à une autre, Le dégradé est un exemple de passage coloré (d'une couleur à une autre) ou lumineux (du foncé au clair).
Pastel: Sorte de crayon, fait de couleurs finement pulvérisées, mises en pâte avec de l'eau gommée, et roulées en bâtonnets qui durcissent. Il existe des pastels gras et des pastels secs.
Patine: Elle désigne la couleur d'une sculpture, qui peut être choisie et provoquée par l'artiste, mais qui peut également être le résultat d'une lente évolution de la couleur d'origine sous l'action du temps (patine foncée, claire, mordorée, noire, brune, etc).
Paysage: Le mot n'est plus réservé à la restitution d'un paysage réel. Dans un sens figuré, on parlera de paysage mental, selon l'idée que l'on voit ce qui se passe en l'esprit.
Peinture à l'huile: Peinture constituée de couleurs broyées et mélangées à de l'huile qui donne épaisseur et transparence en séchant. C'est la technique traditionnelle des peintres depuis le 15ème siècle.
Perspective: Utilisée sur un support à deux dimensions, la perspective est un mode de représentation qui donne l'illusion de la troisième dimension.
Photographie: La photographie est à la fois un procédé technique (prise de vue, développement...), le résultat du processus photographique, c'est-à-dire l'image, et l'activité artistique.
Photomontage: Technique qui consiste à assembler des éléments photographiques pour créer un sujet ou un ensemble de sujets.
Pictural: Qui appartient à la peinture ou qui évoque la peinture (surface, matière, couleur, etc). Un dessin peut être pictural.
Pigments: Ce sont les différentes poudres colorées (d'origine minérale, végétale ou animale) qui créent une couleur; celle-ci, mélangées à un liquide peut être utilisée pour peindre.
Plan: Il correspond aux dimensions du sujet à l'intérieur du cadre. Les plans sont aussi les différentes parties de l'espace d'un tableau ou d'une représentation bidimensionnelles. Ils permettent de donner l'impression d'éloignement.
Plan pictural: Plan du tableau qui se trouve directement derrière le cadre et sépare le domaine du spectateur de celui de la peinture.
Pochoir: Feuille de carton ou de métal sur laquelle on passe une brosse pour peindre la forme dont le contour a ét
Pointe sèche: (gravure) Le cuivre nu est "attaqué" par une pointe d'acier en forme de triangle appelé burin.
Portrait: Genre de peinture traditionnel que les modernes ont transformé. On ne fait plus seulement un portrait d'après l'apparence visuelle, mais par d'autres moyens, pour évoquer la personnalité, les couleurs, les matières...
Préparation: Matériau utilisé pour que le support offre une surface adaptée à la fixation du pigment ou de la matière picturale.
Proportion : Dimensions de différents éléments comparés les uns aux autres.
R Ready made: Ou "tout fait", en américain. Marcel Duchamp a donné de nom à une sorte d'oeuvre qu'il a inventée, qui consiste à prendre un objet usuel et à le montrer comme une oeuvre, une oeuvre "toute faite" donc. Beaucoup d'artistes vont reprendre ce principe.
Recouvrement: Le fait de recouvrir. En peinture, le recouvrement permet de superposer plusieurs couches et d'obtenir des effets particuliers, comme laisser apparaître la couche du dessous par endroits. Il permet de modifier l'ensemble d'une couleur, d'un ton et d'obtenir une couleur intermédiaire, parfois indécise. Par exemple, une couche de rouge vif sous une couche de bleu donne au bleu une nuance changeante et impossible à obtenir autrement.
Relief: C'est une épaisseur de matière sur le support. Mais c'est également la représentation illusionniste du relief. Donner du relief, c'est augmenter l'impression d'un véritable espace profond sur le support. Par exemple, un paysage (en peinture ou en dessin) qui manque de relief semble plat.
Représentation: Manière de représenter les choses réelles, de les reproduire, de faire figurer, de donner à voir par la peinture, la sculpture ou un autre moyen d'expression plastique.
Réserve: Le support est laissé vierge soit par un cache, un papier collant ou une gomme de réserve.
Ressemblance: Similitudes entre le sujet d'une oeuvre et le modèle qui a servi à son exécution.
Ronde bosse: Expression traditionnellement utilisée pour définir la sculpture, afin de distinguer son plein relief des formes du bas-relief.
Rythmes: Ils désignent certains éléments d'une composition qui semblent marquer une répétition, une succession ou un enchaînement.
S Sanguine: Crayon fait d'une variété d'hématite rouge.
Saturation: Terme technique employé par les artistes pour décrire le degré de pureté d'une couleur.
Séchage: Opération qui consiste à débarrasser une peinture de son humidité. Le séchage peut être plus ou moins long en fonction du type de peinture que l'on utilise ; une peinture à l'huile mettra plus de temps à sécher qu'une gouache. Le temps de séchage peut être ralenti (par des additifs mélangés à la peinture) ou accéléré (en utilisant un sèche cheveux par exemple !).
Sérigraphie: Technique de reproduction semi-mécanique, qui permet d'imprimer une image en peignant au travers d'un écran de soie dont les mailles dessinent une forme, une image selon qu'elles sont ou non obstruées. Permet de faire plusieurs exemplaires de la même image.
Socle: Il s'agit d'une base sur laquelle un volume est posé; jusqu'au 19ème siècle, cette base était conçue pour isoler la sculpture de son environnement. Le sculpteur Constantin Brancusi (1876-1957) remettra en cause le rôle du socle.
Sous-exposition: Terme photographique qui désigne un problème de luminosité. Une photographie sous exposée est généralement sombre.
Structure: Constitution, disposition et assemblage des éléments qui forment une ossature (synonyme: armature, charpente).
Suite: Enchaînement de faits qui se suivent (série, succession). Ordre, liaison logique entre des choses, des actes. Série de choses placées les unes à côté des autres. Ensemble d'objets de même nature.
Support: C'est sur quoi pose la peinture ou les pigments (carton, papier, toile sur châssis, murs, plafond).
Surexposition: Terme de langage photographique qui désigne un problème de luminosité. Une photographie surexposée est généralement trop claire.
Surface: Partie extérieure d'une oeuvre. En peinture, elle possède deux dimensions, la hauteur et la largeur. Point de rencontre entre le support et les pigments.
Symbole: Personnage ou objet qui représente une idée ou une notion abstraite.
T Tache: S'oppose à la ligne et contient la couleur. Elle est surface, étendue, et n'a pas de direction mais un contour.
Taille directe: Technique de sculpture consistant à dégrossir un bloc de bois, de pierre ou de tout autre matériau résistant.
Technique mixte: Terme qui désigne un mélange hétérogène de techniques différentes d'une oeuvre.
Teinte: Couleur obtenue par le mélange de plusieurs autres couleurs. Elle désigne également le pouvoir colorant d'une couleur, qui est saturée lorsqu'elle est au maximum de son intensité.
Texture: Aspect extérieur d'un matériau (grain, relief, etc) apparence de la surface peinte, disposition des touches, entrecroisement des couleurs, des tons. La texture peinte peut directement évoquer une texture connue : étoffe, sable, huile, peau, etc. Les textures (visuelles) font souvent appel aux souvenirs du toucher, d'où la formule "toucher avec les yeux".
Ton: A partir d'une couleur, on obtient des tons différents en ajoutant une faible quantité de blanc ou de noir. Ainsi, un rouge deviendra plus faible avec du blanc, plus sombre avec du noir.
Ton local: Couleur véritable de l'objet indépendamment des effets, des reflets, de l'éclairage.
Touche: Traces volontaires laissées par le pinceau ou un autre instrument dans la matière picturale. Avec des pastels, les touches sont directement produites par le bâton. Estomper élimine les touches. On parle de la touche d'un peintre pour évoquer sa manière de peindre.
Trace: Vestiges laissés par le passage d'un homme, d'un animal ou d'un objet.
Trait: Le trait est une ligne légère qui sert à tracer les contours de ce que l'on veut représenter.
Transparence: La couleur laisse voir le support ou une autre couleur en dessous ou du graphisme.
Trompe-l'il: Peinture qui donne à distance l'illusion de la réalité.
V Valeur: La valeur d'une couleur est sa position tonale sur une échelle allant du plus clair au plus sombre. En parlant d'une couleur, c'est son degré d'intensité entre ombre et lumière. En parlant uvre, c'est l'estimation de son prix sur le marché.
Variation: Légère modification, changement délicat. Différent de variété.
Variété: Diversité, multiplicité.
Vernissage: Il y a longtemps que l'on ne vernit plus systématiquement les tableaux, dernière étape avant de dévoiler les uvres au public. Mais l'inauguration de l'exposition est toujours un moment important.
Volume: Espace en trois dimensions (largeur, hauteur, profondeur), occupé par un corps, un objet, une sculpture.
ARCHITECTUREA
ABAQUE : Tablette plate formant le sommet d'un chapiteau supportant l'architrave, la voûte ou le linteau (appelée aussi tailloir; V. ordres).ABBATIALE : désigne l'église d'une abbaye.
ABBAYE : monastère dirigé par un abbé ou une abbesse. Le bâtiment abritant la demeure de l'abbé ou de l'abbesse comprend souvent sa propre chapelle et parfois même un cloître.
ABSIDE : c'est l'espace construit au-delà du chur d'une église ou d'une construction formant une ou plusieurs cavités. Les absides de petites dimensions portent le nom d'absidioles. Niche semi-circulaire à l'extrémité d'une basilique; à l'époque médiévale, partie de l'église située derrière l'autel.
ABSIDIOLE : extrémité l'abside, abritant des autels secondaires. Parfois appelée chapelle rayonnante, puisqu'elle constitue un rayon autour de la croix figurée par le plan de l'église.
ACANTHE : plante méditerranéenne au feuillage dentelé, dont le motif est supposé avoir inspiré les chapiteaux corinthiens.
ACIER : terme de métallurgie désignant un alliage de fer et de carbone, généralement appliqué à celui qui peut être durci et trempé.
ACROPOLE : citadelle des cités grecques, bâtie sur leur point le plus élevé et comprenant les principaux temples et édifices publics, ainsi à Athènes.
ACROTÈRE : support destiné à porter une statue ou un vase ornemental au sommet et aux angles d'un fronton.
ACTE ARCHITECTURAL : ''l'acte architectural est un acte de création ( ), il prend forme dans un environnement donné et doit résoudre toute une série de problèmes (climat, sol,..). Mais il est surtout une réponse à un problème social, celui de loger des habitants, accueillir des services, structurer une ville''
François Barré, architecte 1996.ADAPTATION : appliquer après ajustement ; mettre en harmonie avec
ADOBE : brique crue séchée au soleil.
AGORA : dans une cité grecque ou romaine, espace à l'air libre entouré de
portiques et destiné à accueillir les marchés ou les rassemblements des citoyens (v.Forum).ANTE : temple à antes ou temple in antis - type archaïque de temple grec dont la façade comporte deux colonnes centrales et deux piliers angulaires placés aux deux extrémités du mur.
AMBON : support dressé sur une ou deux marches pour la lecture de l'Épître et de l'Évangile, caractéristique des premières églises médiévales d'Italie. On en trouve souvent deux, l'un réservé à l'Epître et l'autre à l'Evangile, situés respectivement au nord et au sud. Après le XI è siècle, l'ambon fut remplacé par la chaire.
AMPHITHÉÂTRE : espace de forme elliptique ou circulaire entouré de sièges en gradins, qui servait à Rome pour les combats de gladiateurs ou de fauves.
AMPHORE : grand récipient à deux anses, de forme ovoïde, au col rétréci et à large pied, utilisé par les Grecs et les Romains pour conserver et transporter l'huile, le vin, etc.
ANNULAIRE : en forme d'anneau (passage ou voûte annulaire; par ex., voûte en berceau).
ANTÉFIXE : ornement sculpté, placé au bord d'un toit pour masquer les tuiles creuses, ou au sommet d'un pignon.
APPAREIL : assemblage régulier de pierres rigoureusement taillées.
cyclopéen : composé de blocs irréguliers gigantesques.AQUEDUC : conduit artificiel pour amener l'eau; en général, haute structure de maçonnerie ou de brique soutenue par des arches; inventé par les Romains .
ARC : courbe décrite par une voûte dont les matériaux sont disposés de manière à se soutenir les uns les autres. Parmi les différents types d'arcs, les plus fréquents sont l'arc en anse de panier, l'arc en fer à cheval, l'arc brisé en lancette, l'arc d'ogive, l'arc surhaussé et l'arc Tudor.
ARCADE : rangée d'arcs, piliers ou colonnes, ajourée ou massive, c'est-à-dire solidaire du mur. Piliers ou colonnes surmontés d'un arc et qui ne comportent pas de systèmes de fermeture.
ARCATURE : série d'arcades, spécialement de petites arcades aveugles purement décoratives.ARC-BOUTANT : contrefort évidé en arc destiné à soutenir la poussée d'un mur.
(V.contrefort).ARC DE TRIOMPHE : monument commémoratif, à l'origine dédié à un empereur romain victorieux et composé d'une arcade centrale encadrée de deux plus petites. Ne pas confondre avec l'arc triomphal qui soutient généralement une poutre de gloire, portant un crucifix, dans certaines églises.
ARCHAÏQUE : antique ou démodé; quand il est utilisé à propos de l'art grec, ce terme fait référence à une période spécifique, v. 600-500 av. J.-C.
ARCHE : ouverture d'une construction en forme d'arc (arc de triomphe, aqueduc, pont,etc ).
ARCHITECTONIQUE : relatif à l'architecture ou désignant les qualités spécifiques de la science de la construction.
ARCHITECTURE : art de concevoir et de construire des bâtiments. L'architecture a en charge la conception d'un édifice et parfois sa décoration, en fonction de règles précises. Il est le plus souvent attentif à l'intégration de son projet dans l'environnement architectural ou naturel. Il veille à la parfaite exécution de la construction et au respect du cahier des charges.
ARCHITRAVE : partie inférieure de l'entablement (V. Ordres).
ARCHIVOLTE : face interne décorée d'un arc. Voussure d'un portail, généralement à plusieurs assises saillantes.
ARÈTE : V. TOIT, VOÛTE.
A. SECCO : V. Fresque.
ATLANTE : statue masculine en pied ou en buste utilisée comme colonne, particulièrement par les architectes de l'Allemagne baroque, appelée aussi télamon d'après le terme grec (V. HERMÈS, CARIATIDE).
ATRIUM : dans une maison romaine, cour intérieure qui sert de desserte aux pièces qui entourent. Présent dans certaines tours contemporaines.
ATTIQUE : dans l'architecture classique, l'étage au-dessus du principal entablement; par extension, l'étage supérieur d'un édifice s'il est moins haut que les autres, ou l'espace à l'intérieur d'un toit incliné.
AVANT-CORPS OCCIDENTAL : terminaison ouest d'une église carolingienne ou romane, couronnée par une large tour (et parfois flanquée de tourelles); à l'intérieur, il se présente comme une grande salle s'ouvrant sur la NEF par un passage bas.
AVEUGLE : se dit d'une baie ou d'une arcade non ajourée.
AXE : ligne droite imaginaire autour de laquelle pivote un corps quelconque; en art et en architecture, ligne droite imaginaire passant au centre ou à travers une figure ou une composition, une façade ou un plan, pour donner une impression d'équilibre.
B
BAIE : ouverture d'un mur pour une porte ou une fenêtre.BALDAQUIN : construction fixe surmontant un trône ou un autel .
BALUSTRADE : série de balustres ou de piles soutenant une rampe
comme barrière ou de garde corps.BANDEAU : fenêtre toute en longueur qui permet à l'usage de porter, depuis la maison, un regard circulaire autour de lui (symbiose avec l'extérieur).
BAPTISTÈRE : édifice accueillant les rites chrétiens du baptême et contenant les FONTS BAPTISMAUX, et qui, aux débuts de la chrétienté, était souvent séparé de l'église.
BARDEAU : Tuile de bois.
BAS-CÔTÉ : partie de l'église parallèle à la nef et séparée d'elle par une rangée de piliers ou, dans des cas exceptionnels, par une clôture.
BASE : soubassement lisse ou mouluré d'un mur, d'un pilier ou d'une colonne.
BASILIQUE :
1. Dans les villes hellénistiques et romaines, édifice rectangulaire, généralement divisé en nefs et terminé par une abside, qui servait à la fois de tribunal et de salle de réunion et qui était situé en bordure d'un forum.2. Désigne certaines églises construites sur le plan des basiliques romaines
aux débuts du christianisme, après la convention de Constantin, et, par extension, certaines églises dotées par le pape d'une dignité particulière.BAS-RELIEF : V. relief.
BAUHÜTTE : ateliers formés d'équipes d'artisans de diverses branches pour la construction des cathédrales. Les ateliers tenaient un carnet confidentiel transmis uniquement aux membres de l'atelier.
BÉTON : invention romaine et même mésopotamienne. Différent du béton moderne qui peut être mélangé et coulé, le béton romain devait être étendu sur des assises, bien qu'un mortier à séchage lent ait été découvert à l'époque d'Auguste. Il devint un élément déterminant dans le développement de l'architecture romaine mais ce matériau fut ensuite oublié et demeura inutilisé pendant mille ans.
Redécouvert à la fin du XVIIIè siècle en France, il connut une grande expansion à partir du milieu du XIXè, siècle, et son usage (particulièrement avec le béton armé) a radicalement marqué le visage de l'architecture contemporaine.BÉTON ARMÉ : agglomérat de ciment, de sable et de graviers dans lequel sont enrobées des armatures métalliques destinées à renforcer le matériau de construction. Le mélange est coulé dans un coffrage qui permet d'obtenir la forme souhaitée. Le béton armé permet de réaliser de grandes portées, en particulier pour la construction de halls. Sa souplesse d'utilisation en fait le matériau de construction le plus utilisé au XXe siècle.
BOSSAGE : ouvrage de maçonnerie constitué de moellons, c'est-à-dire de pierres qui se détachent uniformément de la surface du mur. Le bossage peut être brut à léger relief, taillé sans précision et très saillants ou taillé en pointe de diamant (= la forme d'une pyramide).
BOW-WINDOW (ou ORIEL) : avancé d'une façade fermée par un vitrage. Il constitue une prolongation de la pièce vers l'extérieur et permet, sans sortir, d'embrasser un champ visuel de 180°.
BUTÉE : force extérieure d'un arc ou d'une voûte, contrebalancée si nécessaire par des contreforts.
C
CAISSON : décoration d'un plafond, d'une voûte ou de l'intérieur d'un arc(v. soffite), constituée de compartiments carrés ou polygonaux creux, comme au Panthéon à Rome .CAMPANILE : clocher isolé du corps de l'église, répandu en Italie.
CAMPOSANTO : désignation du cimetière en italien.
CANNELURES : rainures longitudinales juxtaposées sur le fût d'une colonne , le plat d'un PILASTRE ou sur toute autre surface.
CANON DE LUMIERE (ou puits de lumière) : élément qui permet de conduire la lumière extérieure au cur d'un bâtiment.
CARIATIDE : statue de femme en pied ou en buste utilisée comme support en lieu et place de colonne ; si elle porte un panier, elle est appelée canéphore. Le terme désigne aussi par extension des statues d'hommes ayant la même fonction (voir aussi ATLANTE et HERMÈS).
CATHEDRALE : siège de l'évêque. Eglise épiscopale urbaine.
CELLA : cellule close d'un temple antique, abritant généralement la représentation de la divinité.
CHAIRE : estrade élevée, entourée d'un parapet, d'où le prédicateur ou le lecteur s'adresse aux fidèles dans les lieux de culte chrétiens; elle devint un élément indépendant, souvent richement sculpté, à partir du Xiè siècle quand elle commença à remplacer l'AMBON.
CHAITYA : sanctuaire bouddhique de l'Inde, souvent creusé dans le roc, et contenant un STÛPA en réduction, dans une abside. La façade en est ornée d'une lucarne en fer à cheval, motif récurrent dans l'architecture hindoue.
CHANCEL : Dans les églises paléochrétiennes, clôture basse placée en avant du maitre-autel (en latin, cancellus, à l'origine du terme) pour séparer le CHOEUR réservé au clergé du reste de l'église. Le mot est maintenant utilisé pour désigner la partie du chur avoisinant l'autel.CHAPELLE : édifice religieux de petites dimensions ou pièce aménagée pour le culte dans un hôpital ou tout autre lieu privé, mais aussi partie annexe d'une église ou d'une cathédrale. Ces trois types de chapelles comprotent généralement un autel.
CHAPITEAU : pierre placée au sommet d'une COLONNE, d'un PILIER ou d'un PILASTRE et faisant la jonction entre celui -ci et ce qu'elle soutient. Le chapiteau est généralement sculpté. Dans l'architecture antique et classique, le chapiteau sert à déterminer les ORDRES (V. ce mot).
CHARPENTE : structure de bois, de fer ou de béton destinée à soutenir les diverses parties d'une construction.
CHATTRA : extrémité en forme de parasol d'un STÛPA, d'un temple hindou ou d'un palais.
CHEVET : dans une église, partie extérieure de L'ABSIDE et des BAS-CÔTÉS .
CHIGI : nom japonais désignant des arêtiers entrecroisés au-dessus des pignons sur la toiture à double pente d'un temple shintoïste.
CHUR : partie de l'extrémité orientale de l'église où est célébré l'office divin. Une clôture de bois ou de pierre séparant le chur de la nef et du transept est appelée jubé; d'une facture souvent élaborée, elle correspond à L'ICONOSTASE des églises grecques orthodoxes.
CIBORIUM : BALDAQUIN placé dans les églises au-dessus du maître-autel à partir du IVè siècle.
CIKHARA : dans un temple indien, tour placée au-dessus d'un tombeau.
CIMAISE : Corps de moulure sinusoïdale comportant un talon ou une doucine dans la partie supérieure d'une CORNICHE. Egalement, mur destiné à l'accrochage des tableaux.
CINTRE : échafaudage de bois soutenant une VOÛTE en construction.
CIPPE : Petite stèle funéraire ou votive décorée d'un bas-relief et d'une inscription.
CLAVEAU : Pierre taillée en forme de coin entrant dans la construction d'un ARC. CLÉ DE VOÛTE Claveau central d'une VOÛTE.
CLEF de VOÛTE : pierre en forme de pyramide tronquée et inversée sur laquelle s'appuient les deux demi-arcs qui constituent une voûte.
CLOISON : paroi légère dans une construction. Son seul rôle est de clôturer un espace. En général, ce mur n'a aucune fonction porteuse.
CLOITRE : Galerie couverte à ARCADES entourant la cour intérieure d'un monastère chrétien.
CLÔTURE BOUDDHIQUE : Barrière de pierre sculptée de manière à ressembler à une clôture de bois, aux poutres horizontales imbriquées dans celles verticales destinée à entourer un STÛPA, comme c'est le cas à Sâiichi, mais aussi représentée en tant que symbole sur des reliefs sculptés.
COLONNE : élément d'architecture, de section circulaire, s'élevant à la verticale pour servir de support, bien que construit parfois indépendamment comme un monument. Dans l'architecture classique, cet élément porteur se compose d'un fût, d'un CHAPITEAU, et, sauf dans la Grèce dorique, d'une base (v. ORDRES). La colonne torsadée qui apparent dans l'architecture baroque est supposée dériver des archétypes du temple de Salomon et porte le nom technique de salomonica.
COLONNE ENGAGÉE : attachée ou encastrée dans un mur ou un pilier. Un portique engagé est de même noyé dans la façade sur laquelle il se développe.
COLONNADE : désigne un alignement de colonnes en incluant généralement ce qui le surmonte, arc,etc.COLONNETTE : petite colonne.
COFFRAGE : forme creuse en 2 parties, souvent préfabriquée, dans laquelle le béton est versé, ôtée dès que ce dernier a durci. Les empreintes laissées par le coffrage sont souvent visibles sur le béton brut, surtout quand il a été réalisé en planche de bois.
CONSOLE : Pièce saillante d'architecture servant à supporter une corniche ou un balcon. Egalement meuble d'appui.
CONTREFORT : Bloc de maçonnerie en saillie sur un mur, afin de lui donner une force supplémentaire, habituellement pour neutraliser la poussée latérale d'un ARC, d'une VOÛTE, etc.
Un ARC-BouTANT est en forme d'arc ou de demi-arc, de façon à reporter la poussée d'une voûte ou d'un toit sur une culée construite plus bas '.CONSTRUCTION A OSSATURE : construction souvent quadrillée où les éléments porteurs sont en acier, en béton, béton armé ou en bois. Les parties non porteuses sont réalisées avec d'autres matériaux.
CONSTRUIRE : La mise en forme d'une production dont le plan aura pu être réalisé par une personne différente.
COMPOSITE : formé d'éléments très différents, souvent disparates.
COQUE EN BETON : élément en béton coulé comme une pièce unique d'un seul tenant. Son épaisseur peut être très faible et, elle peut adopter les formes les plus diverses.
CORINTHIEN : v. ORDRES.
CORNICHE : saillie moulurée, développée dans les ORDRES antiques, au sommet de L'ENTABLEMENT et plus généralement à l'extrémité supérieure d'Un ARC monumental, d'un mur, d'une paroi, etc.
COUPOLE : VOÛTE d'un dôme, considérée sous son aspect concave, et par extension dôme très surbaissé.
COURSIVE : couloir qui permet d'accéder à plusieurs locaux.
CRAMPON : barrette ou broche de métal utilisée, dans la construction en pierre, pour attacher entre eux les blocs d'une même assise (v. aussi GOUJON).
CROISÉE DU TRANSEPT : dans une église, l'espace délimité par l'intersection de la NEF et les deux bras du TRANSEPT.
CROISEE d'OGIVES : sous une voûte, partie qui correspond au croisement de deux ogives. La voûte dite d'ogives est caractéristique de l'architecture gothique.
CROCHET : (on CROSSE) élément décoratif, généralement en forme de feuillage recourbé, saillant à intervalles réguliers de pignons, clochetons, gâbles, etc., en architecture gothique.
CRUCIFORME : en forme de croix, par exemple le plan d'une église.
CRYPTE : Caveau souterrain situé généralement sous le CHOEUR de l'église.
CUL-de- FOUR : voûte formée d'une demi-coupole qui s'élève au-dessus d'une aire circulaire ou elliptique.
CYCLOPÉEN (appareil) : maçonnerie composée de blocs très grands et irréguliers.
DDALLE : élément de peu d'épaisseur à la surface plate et lisse posé horizontalement et servant de plancher. Dans l'architecture traditionnelle, les dalles sont en pierre. L'architecture contemporaine utilise de grandes dalles en béton armé.
DAGABA : Nom du STÛPA à Ceylan.
DÉ :en architecture classique, partie du PIÉDESTAL entre la base et la corniche.
DÉAMBULATOIRE : bas-côté entourant tout ou partie du chur d'une église (habituellement gothique).
DECORATION : pourvoir d'accessoires destinés à embellir, à rendre plus agréable.
DIPTÈRE : qualifie un édifice antique ou classique qui a un PÉRISTYLE avec deux rangs de COLONNES.
DOME : v. COUPOLE et VOÛTE.
DONJON : haute tour fortifiée dans la cour d'un château fort, qui constituait l'ultime défense dans le cas où les assaillants réussissaient à passer les murs.
DORIQUE : v. ORDRES.
DOUBLE BAIE : ouverture double, fermée ou non.
E
ÉCOINÇON : ouvrage de bois ou de pierre occupant l'angle intérieur formé par l'embrasure d'une ouverture (porte, fenêtre).
ÉDICULE : partie décorative d'une FAÇADE imitant une petite construction classique.
ÉLÉVATION : en architecture, étagement d'une FAÇADE. Egalement représentation géométrale d'une face verticale.
EMBRASURE : espace vide d'une fenêtre, d'une porte ou d'une ouverture quelconque dans un mur.
ENCORBELLEMENT : partie saillante surplombant une construction soutenue par des corbeaux ou des éléments de VOÛTE.
ENGAGÉ :v. COLONNE, PILIER et PORTIQUE.
ENTABLEMENT : dans l'Antiquité classique, partie d'un édifice formant saillie au-dessus d'une colonnade : l'entablement comprenait L'ARCHITRAVE, la FRISE et la CORNICHE (V. ORDRES).
ENTASIS : léger renflement du fût d'une COLONNE destiné à compenser une illusion d'optique.
ENVELOPPE : ce qui constitue l'apparence extérieure d'une chose (tout en en faisant partie). Ce qui recouvre ou cache.
ENVIRONNEMENT : ensemble des conditions naturelles (physiques, chimiques, biologiques) et culturelles (sociologiques) susceptibles d'agir sur les organismes vivants et les activités humaines.
ENVIRONNEMENT BATI : désigne un environnement qui a été façonné par l'homme et qui se distingue du naturel par la présence de constructions qui servent à loger des hommes, des animaux, des choses.
EQUILIBRE : égalité de force entre deux ou plusieurs choses qui s'opposent.
EXTRADOS : surface convexe extérieure d'un arc ou d'une voûte. Opposé : intrados.
FFAÇADE : face extérieure d'un édifice, importante par sa fonction. Si cette fonction est inexistante, par exemple dans le cas d'une portion de façade se prolongeant au-delà du toit (comme dans l'architecture maya), on parle d'une fausse façade.
C'est la surface verticale qui clôture un édifice. Parce qu'elle assure le premier contact visuel avec une construction, la façade est souvent chargée d'un rôle de représentation très important. L'ensemble des façades constitue un des éléments du cadre urbain.FAÎTAGE : pièce maîtresse horizontale constituant l'arête supérieure d'une charpente.
FAIT ARCHITECTURAL : désigne à la fois le processus et le résultat du processus.
FENESTRAGE ou FENÊTRAGE : disposition des fenêtres d'un bâtiment.
FENETRE : ouverture d'un mur. Elle permet à la lumière et à l'air de pénétrer à l'intérieur d'un bâtiment.
FLAMBOYANT : adjectif caractérisant le style gothique français tardif, aux ogives en accolade.
FLECHE : élément de maçonnerie ou toiture de forme pyramidale ou conique au sommet d'une tour, celle d'une église, par exemple. Dans l'architecture gothique, elle porte le nom de pinacle.
FLEURON : motif décoratif, habituellement en forme de fleur ou de feuille stylisée, jaillissant à intervalles réguliers des angles des flèches, PINACLES, GÂBLES, etc., dans l'architecture gothique.
FONTS BAPTISMAUX : bassin contenant l'eau utilisée lors du baptême.
FORUM : espace ouvert entouré d'édifices publics dans la ville romaine, habituellement situé en son centre, semblable à l'AGORA grecque.
FRESQUE : technique qui consiste à peindre, au moyen de couleurs délayées dans l'eau de chaux, sur un enduit encore frais. Cette technique est utilisée pour peindre de vastes compositions sur les murailles, les voûtes, les coupoles...
FRISE : division intermédiaire de l'ENTABLEMENT (V. ORDRES) et par extension tout bandeau horizontal décoré.
FRONTON : élément d'architecture, de forme triangulaire, situé en façade au dessus de l'entrée ou des baies, d'origine grecque; généralement décoré. Beaucoup utilisé de la Renaissance à l'art néoclassique, en Occident.FRUIT : inclinaison externe d'un mur par rapport à la verticale.
GGÂBLE : couronnement triangulaire qui coiffe certains ARCS. A ne pas confondre avec le PIGNON d'une lucarne ou avec l'ARCHIVOLTE.
GALERIE : dans l'architecture des églises, étage élevé au-dessus d'un BAS-CÔTÉ et ouvrant sur une NEF (V. TRIBUNE); également, large passage couvert à l'intérieur ou à l'extérieur d'un bâtiment.
Dans l'architecture civile, longue salle, souvent utilisée pour exposer des peintures, sculptures, etc. (d'où le terme moderne de galerie d'art).GARGOUILLE : conduit saillant d'un toit ou d'un balcon, sculpté en forme de figure fantastique, humaine ou animale, servant à l'écoulement des eaux de pluie.
GOPURA : porche monument des temples hindous du sud de l'Inde.
GOUJON : dans la construction en pierre, tenon de bois ou broche de métal que l'on place entre blocs d'assise différente, pour prévenir le glissement (v. aussi CRAMPON).
GOUTTES : v. ORDRES.
GRECQUE : bande ornementale composée de lignes brisées se succédant à angle droit.
H
HALL : vaste espace couvert à l'intérieur d'un immeuble.
HANCHE : partie d'un ARC située à peu près à mi-chemin entre le pied-droit et le sommet. La poussée latérale y est la plus forte.
HARAM : salle de prières à colonnades des mosquées arabes. Elles est bâtie à l'origine avec des tronc de palmier.
HEXASTYLE PORTIQUE : ou autre structure composé de six COLONNES frontales.
HOMOGENE : de structure uniforme dont les éléments constitutifs, les parties sont de même nature ou réparties de façon uniforme.
HYPOSTYLE (salle) : salle dont le plafond est supporté par des COLONNES.
I
IMPOSTE : pierre en saillie entre le pied-droit d'un ARC et l'ARCHIVOLTE.
INSULA : immeuble d'habitation ou maison de rapport de la Rome antique pouvant atteindre cinq étages, d'une hauteur maximale de 20 mètres, doté de latrines communes, etc., et souvent entièrement couvert d'une voûte de béton.
INTARSIO : terme italien pour désigner des panneaux décoratifs composés de fragments de bois diversement colorés et assemblés pour former des motifs ornementaux, des perspectives architecturales, des scènes figuratives sur les murs lambrissés des pièces, les stalles d'église, les coffres, etc.
INTRADOS : face intérieure ou inférieure d'un ARC. opposé : extrados
INTEGRATION : faire entrer dans un ensemble en tant que partie intégrante.
IONIQUE : v. ORDRES.
IWAN : salle voûtée quadrangulaire d'origine iranienne, fermée sur trois côtés et ouverte par un ARC sur le quatrième .
J
JAMBE : partie verticale d'un ARC, d'une porte ou d'une fenêtre.
JUBÉ : v. CHUR.
K
KREPIS : socle à plusieurs gradins sur lequel reposait l'ensemble du temple classique.
KÔNDO : salle principale d'un temple japonais, abritant des statues alignées du
Bouddha.L
LANTERNE : en architecture, petite tourelle circulaire ou polygonale, percée de baies, couronnant un toit ou un dôme.LESENES (ou bandes lombardes) : bandes verticales de renfort plaquées sur un mur et reliées en haut par des arcatures en plein cintre.
LIERNE : Voir VOÛTE.
LIEU : portion d'espace déterminé.
LINTEAU : poutre horizontale ou dalle posée au-dessus d'une ouverture.
LOGGIA : pièce ou petit édifice à COLONNES, ouvert sur un ou plusieurs côtés, dans l'architecture italienne de la Renaissance.
Elle sert de transition entre l'intérieur et l'extérieur.LUNETTE : portion de VOÛTE en berceau dont le développement, à la différence du quartier, n'atteint pas la clé de voûte.
MMACONNERIE : ouvrage composé d'éléments assemblés(moellons ou pierre de taille, briques, etc ) joints par un liant (mortier, ciment,etc ).
MANDAPA : large salle ouverte dans un temple hindou.
MARTYRIUM : église ou autre édifice érigé sur un site qui porte témoignage de la foi chrétienne soit en se référant à un événement de la vie du Christ ou de sa Passion, soit en abritant la tombe d'un martyr. Dans la première architecture chrétienne, les martyria étaient habituellement circulaires alors que' les églises étaient rectangulaires (v. BASILIQUE).
MASSE : ensemble tridimensionnel d'un objet, par opposition avec la surface bidimensionnelle qu'il couvre ou avec chaque plan de sa superficie.
MASTABA : monument de l'Égypte antique. Monument funéraire trapézoïdal, le mastaba comprend une petite cour, une chapelle et une chambre qui contient la
statue du mort.MAUSOLÉE : tombeau imposant ou construction renfermant une tombe, ainsi nommé d'après celui du roi Mausole à Halicarnasse, v. 350 av. J-C.
MÉGALITHE : monument constitué de grands blocs bruts de pierre isolés ou sommairement assemblés.
MÉGARON " Grande pièce " en grec : le terme est maintenant utilisé pour une pièce carrée ou oblongue, habituellement pourvue de quatre COLONNES soutenant le toit les murs latéraux se prolongeant pour former un porche. Traditionnelle en Grèce depuis l'époque mycénienne et considérée parfois comme l'ancêtre des temples doriques.
MENEAU : montant vertical divisant une ouverture, généralement une fenêtre, en compartiments.
MÉTOPE : v. ORDRES.
MEZZANINE : entresol inséré entre deux grands étages.
MIHRAB : niche ménagée dans le mur dit qibli d'une mosquée (v. QIBLA).
MILIEU : ''ce dans quoi une chose est placée''. Ce mot inclut aussi le milieu humain.
MINARET : tour d'une mosquée, d'où les musulmans sont appelés à la prière par
le muezzin.MINBAR : chaire à prêcher dans les mosquées.
MODULE : unité conventionnelle par laquelle, dans l'architecture classique, on exprime les proportions d'un édifice. Cette unité est traditionnellement égale au rayon du bas du fût de la colonne. C'est ainsi qu'on dira que la colonne dorique a une hauteur totale (chapiteau compris) de 17 modules, c'est-à-dire que toute colonne dorique a une hauteur égale à 17 fois le rayon du bas de son fût.
Par extension :
Aujourd'hui, on utilise également des modules dont toutes les mesures de l'édifice sont des multiples. (Par analogie, en parlant de la statuaire antique) Rapport idéal entre les dimensions de la tête humaine et celles du corps.MODULOR : système de proportion architecturales créé par Le Corbusier et appliqué dans ses réalisations.
MOELLON : gros bloc de pierre cubique employé dans les constructions.
MONOLITHE : Pierre unique. Par exemple, COLONNE faite d'une pièce et non de TAMBOURS assemblés; ou, en architecture hindoue, temple (ratha) sculpté dans un rocher.
MOSAÏQUE : Panneau mural ou pavement décoratif constitué de petits cubes de pierre ou de pâte de verre colorée noyés dans le ciment .
MOSQUÉE : lieu de culte où les musulmans se rassemblent pour la prière.
MUR-RIDEAU : clôture extérieure d'un château médiéval.
Plus couramment, ce terme désigne, dans l'architecture du XXe siècle, un mur non porteur suspendu à une armature et appliqué à une structure extérieure.
C'est une façade légère comme un rideau. Simple enveloppe en verre, en granit ou en matériaux synthétiques, le mur rideau n'est pas porteur. Posé sur la structurer, il permet d'être conçu uniquement pour des raisons d'ensoleillement, de visibilité, d'esthétique, etcN
NARTHEX : Dans une basilique chrétienne primitive, à l'époque romaine, PORTIQUE qui était situé devant l'édifice, contre la façade, et qui était réservé aux catéchumènes, ceux-ci n'ayant pas le droit d'entrer dans la BASILIQUE elle-même.
Dans certaines églises romanes, partie de l'édifice formant vestibule à l'entrée de la NEF, et distincte de celle-ci, mais située sous le même toit (à la différence du porche, situé sous un toit à part ou sous un clocher).NEF : dans une église, partie centrale allongée en forme de vaisseau, flanquée de BAS-CÔTÉS. C'est la partie centrale d'une église, qui s'étend de la façade jusqu'au chur. Elle peut être composée de plusieurs vaisseaux parallèles comme dans certaines cathédrales où la nef principale est entourée de nefs latérales.
NERVURE : élément structurel saillant, en arc, des voûtes et des coupoles, dont il transmet les poussées aux piliers de soutien.
OOBÉLISQUE : haut mât de pierre, généralement de granit, de section angulaire et couronné d'une pyramide. Fréquent dans l'Égypte ancienne. Plusieurs obélisques ont été apportés en Europe sous l'Empire romain puis à nouveau au XIXe siècle.
OCULUS : Fenêtre circulaire dans un mur ou une COUPOLE .
OGIVE : Chacun des deux arcs diagonaux qui se croisent pour former l'ossature d'une VOÛTE gothique -
Croisée d'ogives : système formé par deux ogives croisées en diagonale, deux doubleaux et deux formerets. La croisée d'ogives est l'élément essentiel de l'architecture gothique.OSSATURE : structure générale d'un ensemble, chez l'homme mais aussi en architecture.
ORDRE(S) : Terme désignant les modes architecturaux antiques (trois grecs et deux romains). Dans l'architecture antique et classique, l'ordre se caractérise par une COLONNE composée généralement d'une base, d'un fût, d'un CHAPITEAU et d'un ENTABLEMENT dont la décoration et les proportions sont définies selon six types reconnus.
Ordre colossal : constitué de colonnes géantes qui s'élèvent plus haut qu'un étage.
Ordre ionique : la colonne, cannelé, repose sur une base moulurée, et le chapiteau présente deux volutes latérales symétriques.
Ordre dorique : le plus anciens des trois ordre grecs d'architecture. Il est caractérisé par une colonne cannelée amincie vers le haut, au fût légèrement renflé au tiers inférieur (entasis), dépourvue de base et reposant directement sur le stylobate.
Ordre corinthien : un des trois ordres d'architecture classique. La colonne, cannelée, repose sur une base ; le chapiteau représente des feuilles d'acanthe entourant une corbeille.
Ordre Toscan : ordre architectural romain, d'origine étrusque. La colonne, au fût cylindrique et lisse, repose sur une plinthe ; le chapiteau est semblable au dorique.
ORIENTATION LITURGIQUE : Situation d'une église chrétienne par rapport aux quatre points cardinaux (porte ouest, bras sud et nord du transept, etc.), étant entendu que le maître-autel se trouve à l'extrémité est, comme c'est normalement mais non invariablement le cas.
ORTHOSTATE : bloc de pierre ou dalle, parfois sculpté, dressé à la base d'un mur.
PPAGODE : nom européen désignant les temples d'Extrême-Orient, appelés en Chine ta, au Japon shoro s'ils sont des clochers ou tahoto s'il s'agit de pavillons coiffés d'une toiture complexe.
PANNE : dans la charpente d'un toit, poutre horizontale et longitudinale.
PAROI : élément de séparation entre deux espaces.
PATIO : petite cour intérieure qui dessert les différentes pièces d'une habitation.
PENDENTIF : triangle sphérique concave permettant, dans une VOÛTE, le passage d'un plan carré à un plan circulaire (v. TROMPE).
PERIPTÈRE (temple) : se dit d'un édifice antique entouré de COLONNES isolés.
PÉRISTYLE : partie d'un édifice entouré d'une colonnade.
PERSPECTIVE : ensemble de règles permettant de traduire sur une surface plane la troisième dimension, compte tenu des déformations dues à l'éloignement. - Aérienne : établie en peinture par la dégradation des valeurs et des couleurs - Cavalière : définie à partir d'un point de fuite rejeté à l'infini avec maintien du parallélisme des lignes.
PIECE : chacune des unités de volume habitable dans une maison.
PIED-DROIT : élément vertical d'un ARC.
PIÉDESTAL : en architecture classique, base d'une COLONNE ou d'une colonnade. Plus généralement, SOCLE d'une statue, d'un buste ou de toute autre superstructure.
PIGNON : partie supérieure triangulaire d'un mur, au sommet d'un toit à deux versants.
PILASTRE : élément de support architectural formant une saillie rectangulaire et généralement muni d'une base et d'un CHAPITEAU.
PILIER : support vertical isolé, différent de la COLONNE. Tout support qui n'est pas une simple colonne est un pilier (section carrée, colonnes accolées par quatre, etc.). On le dit engagé quand il pénètre en partie dans la maçonnerie.
PILIER FASCICULÉ : pilier constitué de plusieurs fùts et demi-fûts (parfois détachés), dont l'architecture romane et gothique fit grand usage.
PILOTIS : poteaux porteurs d'une construction qui permet sa surélévation, la libération du sol ou le passage sous le bâtiment.
PINACLE : petite extrémité décorée d'une flèche, d'un contrefort, d'un parapet, etc., habituellement de forme pyramidale ou conique.
PLAN : représentation d'un bâtiment ou d'un ensemble de bâtiments, de terrains, etc., par leur projection horizontale.
Plan axial : plan longitudinal ou développé le long d'un axe.
Plan central : édifice qui rayonne à partir d'un point central.PLAFOND : surface interne de la couverture d'un espace architectural.
PLAN LIBRE (ou système POTEAUX-DALLES) : structure de bâtiment composée de planchers en béton posés sur des poteaux. Cette conception permet une flexibilité importante puisque les cloisons et les murs (n'ayant plus de rôle porteur) peuvent être disposés en tenant compte uniquement des besoins spatiaux.
PLINTHE : moulure de section plate et rectangulaire développée au pied d'une construction (v. ORDRES).
PORCHE : espace couvert, ouvert ou fermé, situé devant l'entrée d'un bâtiment.
POINT DE FUITE : dans une représentation observant les lois de la perspective linéaire, le point auquel les lignes définissant des parallèles horizontales aux angles droits de la surface peinte convergeraient si elles se poursuivaient (v. PERSPECTIVE).
PORTAIL : porte extérieure d'une église ou d'une maison, surtout lorsqu'elle est particulièrement large et monumentale.
PORTE-A-FAUX : saillie horizontale sans apparent d'un élément architectural.PORTEE : distance entre deux éléments porteurs. Espace franchi par un élément de construction reliant deux appuis. Les nouveaux matériaux de construction (fer, béton) ont permis d'atteindre des portées auparavant impossibles avec des matériaux traditionnels (bois, pierre).
PORTIQUE : espace couvert, ouvert ou partiellement fermé (portique engagé) formant l'entrée et habituellement l'élément central de la façade d'un temple, d'une église ou d'une maison.
POUSSEE : pression latérale exercée, dans une construction, par un élément sur un autre.
PRÉDELLE : partie inférieure d'un RETABLE, divisée en petits panneaux qui reprennent le sujet traité dans la partie supérieure.
PREFABRICATION : méthode de construction qui emploie des éléments standardisés fabriqués d'avance en série, puis assemblés dans le lieu choisi.
PRONAOS : dans le temple grec, espace situé entre la colonnade et le mur de façade.
PROPYLÉES : terme grec désignant l'entrée monumentale d'un enclos principalement d'un lieu de culte ou d'acropole.
PROSCÉNIUM : dans un théâtre grec ou romain, scène où se déroule l'action. Dans un théâtre moderne, espace de la scène entre le rideau et la fosse d'orchestre, souvent inclus dans le cadre ou les " oreilles " de scène.
PYLÔNE :
1. (Antiquité égyptienne) chacun des deux massifs de maçonnerie, à parois inclinées, disposés de part et d'autre de l'entrée d'un temple égyptien.
2. Chacun des blocs de maçonnerie décorée qui encadrent une entrée monumentale.PYRAMIDE : monument funéraire des pharaons égyptiens à base rectangulaire et avec quatre faces triangulaires inclinées, se rejoignant au sommet pour former la pointe.
QQIBLA : direction de La Mecque vers laquelle est orientée la prière des musulmans. Dans une mosquée, le mur dit qibli est face à La Mecque (v. MIHRAB).
QUINCONCE : disposition d'un ensemble d'objets assemblés par groupe de cinq, dont quatre aux quatre angles d'un carré et le cinquième au centre. Le terme s'applique aussi à une église chrétienne (généralement byzantine) au plan en CROIX grecque avec un dôme central, quatre TRAVÉES rectangulaires couvertes en berceau et quatre COUPOLES plus petites aux angles de la croix.
R
RACCOURCI : perspective dont les lignes de fuite forment un angle très petit avec la ligne d'horizon.
REHABILITATION : remise en état d'habitation.
RELIEF : technique de sculpture faisant ressortir les formes sur un fond. On distingue un haut et un bas-relief selon que les contours sont plus ou moins détachés du fond.
RELIQUAIRE : réceptacle contenant des reliques sacrées.
RENOVATION : rétablissement dans l'état premier.
RESITANSCE : qui oppose une force qui annule ou diminue la force subie.
RETABLE : Peinture religieuse (dite aussi tableau d'autel ou pale d'autel ou sculpture, placée au-dessus, au-dessous ou sur le devant d'un autel, caractéristique de l'Europe chrétienne où elle fut introduite au début du XIIIe siècle, quand les prêtres commencèrent à célébrer la messe le dos tourné à l'assemblée. La plupart représentent de multiples scènes sacrées réparties sur différents panneaux (v.POLYPTYQUE, TRIPTYQUE) susceptibles de pivoter pour être dissimulés ou exposes à volonté (v. aussi PRÉDELLE).
RIGIDE : qui reste droit, qui ne fléchit pas, qui résiste aux efforts de déformation.
RINCEAU : Ornement composé d'enroulements floraux successifs.
ROSACE : motif ornemental circulaire à l'image d'une rose, utilisé pour la décoration de plafonds ou de bandeaux. Dans les églises gothiques, grande rose de pierre sculptée, ornée d'un VITRAIL.
RUSTIQUE : se dit de structures ou d'architectures typiques de l'art romain, puis par reprises à la Renaissance, dont les murs extérieurs étaient construits ou revêtus de pierres non taillées, saillantes et sans décoration.
RUSTIQUER : travailler les pierres d'un pavement de façon à leur donner un aspect brut et saillant.
S
SALON : terme français désignant une pièce d'apparat, telle que le salon d'Apollon au musée du Louvre. Des expositions de sculptures et de peintures y furent tenues par l'Académie royale à partir de la fin du XVIIe, siècle et le terme de salon acquit ainsi un sens particulier. Celui-ci fut employé pour des expositions officielles dans d'autres salles du Louvre et, à partir de la moitié du XIX, siècle, pour nommer des expositions présentées ailleurs dans Paris.
SANCTUAIRE : espace sacré qualifiant plus précisément dans une église l'espace entourant le maître-autel.
SECTION : coupe horizontale ou verticale mettant en évidence les détails d'une construction .
SHORO v. PAGODE.
SIKHARA : tour ou flèche couronnant un temple hindou.
SITE : espace investi par l'homme et par extension, espace dévolu à une activité.
SOCLE : Base ou PIÉDESTAL.
SOFFITE : face intérieure d'un élément architectural, v. ARC.
SOLIDITE : qualité de ce qui est ferme, fixe, stable.
STÈLE : pierre commémorative, le plus souvent funéraire, érigée verticalement portant une inscription ou un décor.
STÉRÉOTOMIE : technique de la coupe des matériaux employés dans la construction.
STOA : colonnade couverte des cités grecques, à proximité de l'AGORA.
STRUCTURE : manière dont un édifice est construit : c'est l'agencement des parties d'un bâtiment. Chaque partie dépend des autres et ne peut être ce qu'elle est que dans et par sa relation avec les autres.
STUC : composition de chaux et de marbre pulvérulent qui, durcie, est travaillée à des fins décoratives (= imite le marbre).
STÛPA : monument bouddhique de caractère funéraire ou commémoratif, en forme de dôme massif abritant une relique .
STYLOBATE : marche la plus haute du soubassement d'un temple grec; en général, soubassement d'une colonnade.
SYMÉTRIE : correspondance des parties d'un objet ou de sa décoration, de part et d'autre d'une ligne centrale, réelle ou imaginaire. Le plan d'un édifice est dit symétrique quand ses pièces ont la même dimension, la même forme et la même disposition de chaque côté de l'axe central, de sorte que chaque moitié est l'image en miroir de l'autre. La symétrie n'est souvent qu'approximative, surtout dans les compositions picturales.
Le terme d'ASYMÉTRIE ne s'applique toutefois qu'à une absence totale de symétrie.
TTABERNACLE :
1. Niche recouverte d'un dais, destinée à contenir un objet de vénération.
2. Réceptacle décoré pour l'hostie consacrée, prenant généralement la forme d'une petite armoire placée sur l'autel.
3. Châsse dans laquelle était conservée l'Arche d'alliance des Hébreux.TAMBOUR : mur vertical supportant une COUPOLE ou un dôme. Egalement, bloc cylindrique de pierre composant le fût d'une colonne.
TELL : terme archéologique désignant une butte où existe un site antique, dans le Proche-Orient, p. ex. Tell Halaf.
TENSION : toute force qui agit de manière à écarter, à séparer les parties constitutives d'un corps.
TESSÈRES : petits cubes de pierre ou de pâte de verre colorés servant de matériau pour la mosaïque.
THÉÂTRE : lieu où se jouent les drames ou autres spectacles, à l'air libre en Grèce et à Rome ; habituellement couvert en Europe depuis le XVIe, siècle (à l'exception des théâtres de verdure).
THERMES : bâtiments souvent fastueux de la Rome antique, destinés aux bains publics et comprenant des gymnases, des bibliothèques, des lieux de réunion, etc.
TOIT : couverture d'un édifice pouvant prendre diverses formes. Pour des raisons d'écoulement des eaux pluviales, les toits sont souvent inclinés (avec 1 pan, 2 pans ou 4 pans). L'architecte Le Corbusier propose des toits-terrasses horizontaux pour y installer un jardin, un solarium,
TOIT EN ARÊTES : toit dont tous les pans sont inclinés, ce qui le différencie d'un toit à pignons (v. ce mot).
TORANA : terme sanscrit désignant la porte d'entrée décorée qui conduit au STÛPA.
TRANSEPT : le plan d'une église chrétienne ou d'une cathédrale est celui d'une croix latine. On appelle transept la partie de l'édifice qui forme les bras de cette croix. Elle sépare généralement le chur de la nef.
TRANSPARENT : qui laisse passer la lumière et paraître avec netteté les objets qui se trouvent derrière.
TRAVÉE : allée ou division verticale, intérieure ou extérieure, délimitée dans un édifice par des COLONNES, des PILIERS, des
CONTREFORTS, des ARCS, etc.TRIBUNE : galerie haute située dans une église au-dessus des BAS-CÔTÉS, dits collatéraux, de part et d'autre du vaisseau central.
TRIFORIUM : dans une église romane ou gothique, galerie étroite située au-dessus des grandes arcades ou de la TRIBUNE et ouvrant sur la NEF par des baies.TRIGLYPHE : v. ORDRES.
TROMPE : petite VOÛTE généralement ménagée dans un angle rentrant, permettant un changement de plan entre la partie inférieure et la partie supérieure d'une construction. A ne pas confondre avec PENDENTIF (V. ce mot).
TROMPE IL : genre pictural où le soin du détail et les artifices de la perspective cherchent à donner l'illusion de la réalité.
TRUMEAU : pilier sculpté ou orné d'une statue supportant le LINTEAU et divisant en deux le TYMPAN du portail d'une église médiévale.
TYMPAN : espace semi-circulaire compris entre le LINTEAU et l'ARCHIVOLTE d'un portail. Egalement, espace intérieur d'un FRONTON.
U
URBANISME : science et technique de l'aménagement et de l'organisation des villes et des villages.
V
VAISSEAU : dans un bâtiment, espace intérieur de grande hauteur et le plus souvent allongé, exemple : le vaisseau d'une cathédrale ou d'une église.
VERRE : matériau de construction qui s'est imposé depuis l'édification au XIXè siècle du ''Crystal Palace'' de J.Paxton. Le verre, souvent protégé contre la chaleur et le soleil, est l'un des composants essentiels des murs-rideaux de l'architecte Mies van der Rohe mais aussi des architectes des années 90, comme l'architecte français J.Nouvel.
VESTIBULE : couloir ou pièce d'entrée d'une maison ou d'un édifice.
VIHÂRA : monastère bouddhique ou jaïn, en Inde.
VILLA : mot latin pour désigner une maison rurale, la villa urbana étant située près d'une ville, la villa rustica étant, elle, rattachée à une ferme. Les descriptions des deux catégories ont influencé les architectes européens à partir du XVIe siècle.
VIMÂNA : dans un temple hindou, le sanctuaire et sa superstructure.
VITRAIL : composition décorative formée d'une juxtaposition de morceaux de verre colorés et translucides maintenus par un réseau en plomb ou en stuc destinée à fermer fenêtres et ouvertures.
VOILE de BETON : élément de béton, souvent utilisé en couverture de faible épaisseur.
VOLUME : espace compris dans la MASSE; p. ex., l'intérieur d'un édifice.
VOLUTE : enroulement en spirale caractéristique du CHAPITEAU ionique, et également des ORDRES corinthien et composite sous une forme moins accentuée.
VOUSSOIR : pierre en forme de coin utilisée pour réaliser des voûtes ou des
arcades. C'est également une plaque de métal ou de béton courbée utilisée pour
recouvrir la surface d'un tunnel.VOUSSURE : assise de pierre légèrement saillante qui compose l'ARCHIVOLTE
d'un portail; généralement décorée ou sculptée.VOÛTE : construction maçonnée, destinée à couvrir un espace vide et bâtie sur le système de l'ARC (à l'aide de CLAVEAUX ou voussoirs). Sa forme la plus simple est celle d'un berceau .
Dans les voûtes composées, la voûte d'arête naît de l'intersection de quatre voûtes en plein cintre;
la voûte en croisée d'ogives présente une courbure déterminée par des arcs d'ogive. Elle est appelée quadripartite si elle est divisée en quatre quartiers, sexpartite en six quartiers ou octopartite en huit quartiers, délimités chacun par des nervures.
Un dôme est une voûte hémisphérique où le passage d'un plan quadrangulaire à un plan circulaire est assuré par des PENDENTIFS ou des TROMPES. Une fausse voûte construite par surplombs successifs est exécutée en ENCORBELLEMENT .Z
ZIGGOURAT : tour à étages mésopotamienne construite en brique et supportant un temple à son sommet.
PHOTOGRAPHIEA
AGRANDISSEMENT :
Epreuve Photographique de plus grandes dimensions que le négatif original, obtenue en faisant passer la lumière dans un premier temps par le négatif, puis à travers un objectif grossissant.ALBERTYPIE : voir COLLOTYPE
ALBUMINE :
Blanc d'uf. Utilisé sur du verre comme liant des sels sensibles à la lumière afin de réaliser des négatifs de très bonne définition. Les tirages positifs à l'albumine peuvent aussi être obtenus sur papier ou sur d'autres supports. Ils sont enduits de blanc d'uf , d'une solution saline et sensibilisés par une solution de nitrate d'argent. L'image est obtenue directement par exposition à la lumière du soleil a travers un négatif.AMBROTYPE :
Nom d'un procédé positif au collodion sur verre que James Ambrose Cutting fit breveter en 1854 aux États-Unis. Il produit un négatif sur verre qui se présente comme un positif, en raison de la façon dont l'image est développée et inversée. Appelé " positif au collodion " en Grande-Bretagne.APPAREIL DE PRISE DE VUE:
Instrument avec lequel sont faites les prises de vues. Il est essentiellement constitué d'une boîte (hermétique à la lumière), avec une ouverture Généralement munie d'une lentille (objectif) pour laisser entrer et faire converger la lumière, ainsi que d'un châssis pour le film.APPAREIL DE PRISES DE VUES PANORAMIQUES :
Appareil conçu pour permettre de prendre des photographies avec un champ de vision extrêmement agrandi latéralement. La pellicule peut être montée sur un fond courbé dans l'appareil, et l'objectif tourner sur un axe. L'exposition se fait au travers d'une fente étroite, qui bouge en même temps que l'objectif. A l'origine, les vues panoramiques étaient réalisées au moyen d'un appareil ordinaire, pivotant sur un trépied, qui prenait d'un sujet pittoresque des vues contiguës se chevauchant.APPAREIL DÉTECTIVE : Appellation ancienne donnée à de petits appareils de prises de vues tenus à la main ; beaucoup d'entre eux étaient conçus pour être cachés sous un vêtement ou dans un paquet, ou étaient fabriqués pour ressembler à un livre, une canne ou d'autres objets.
APPAREIL REFLEX :
Appareil de prises de vues équipé d'un miroir incorporé qui reflète l'image dans l'objectif sur un viseur de verre.ARTOTYPE: Voir COLLOTYPE.
AUTOCHROME :
Procédé de plaque tramée en couleurs dans lequel des grains d'amidon teinté par les trois couleurs primaires( rouge vert et bleu) sont mélangés et saupoudrés sur une plaque de verre enduite d'une substance collante. La plaque est ensuite recouverte d'une poudre noire, puis vernie et enduite d'une émulsion sensibilisée, et exposée dans la chambre noire. Après développement, l'image obtenue est un positif transparent. Les plaques furent fabriquées par les industries Lumière de 1907 à 1940.AUTOGRAVURE : voir COLLOTYPE
AUTOTYPE : voir PROCEDE AU CHARBON
B
BAIN DE FIXAGE:
Solution chimique (appelée aussi hypo), généralement du thiosulfate de sodium ou du thiosulfate d'ammonium qui dissout les halogénures d'argent non exposés et insensibilisés amenant donc l'image à la lumière.BICHROMATE : voir GOMME BICHROMATEE
BROMOIL :
Procédé par lequel un tirage contact ou un agrandissement au gélatino-bromure d'argent est traité avec une solution de bichromate le potassium qui, simultanément, blanchit l'image argentique et durcit, par l'action du bichromate, la gélatine. si bien que celle-ci absorbe plus ou moins de pigment gras. Le pigment est habituellement appliqué à la main et peut être de diverses couleurs.C
CALOTYPE :
En 1841, William Henry Talbot fit breveter ce procédé (appelé aussi talbotype), par lequel une image latente, produite par l'exposition dans une chambre noire d'un papier sensibilisé avec des solutions d'iodure de potassium et de nitrate d'argent, est ensuite développée dans l'acide gallique et le nitrate d'argent. On obtient les positifs - appelés épreuves salées - en exposant par contact ces négatifs papier avec des papiers salés sensibilisés au nitrate d'argent et au sel de cuisine. Il s'agit du premier procédé négatif-positif qui ait réussi. Dans 1'usace cotirant@ ce terme renvoie au négatif.CAMERA LUCIDA :
Instrument constitué d'un prisme et d'un objectif, soutenu par un support télescopique dirigé sur un papier à dessin. Utilisé pour copier des dessins et faire des croquis de nature.CAMERA OBSCURA :
Précurseur de la chambre noire. A l'origine, pièce (camera oscura) dans laquelle des spectateurs pouvaient voir des images d'objets situés à l'extérieur projetées sur un mur. La lumière passait par une ouverture de la taille d'un trou d'épingle. Plus tard, cette installation fut transformée en une boite portable avec un orifice, une lentille (objectif) et un écran pour visionner.CARTE-DE-VISITE :
Tirage photographique de format 6 x 9 environ, monté sur carton, populaire à la fin du XIX siècle, habituellement un portrait, et généralement produit d'après une plaque négative unique qui comporte plusieurs prises de vues. Breveté par André Adolphe Eugène Disdéri en 1854.CHAMBRE À MAIN :
Tout appareil de prises de vues qui peut être transporté et utilisé sans trépied.CHAMBRE À PIED :
Type d'appareil de prises de vues dans lequel l'objectif forme l'image sur verre directement sur le même plan que la pellicule. L'image visible est semblable à l'image sur la pellicule, qui remplace le verre de visée pendant l'exposition.COLLAGE : Image faite d'une combinaison de photographies, de dessins, de textes imprimés et d'autres matériaux en deux dimensions collés sur une feuille de support
COLLOTYPE :
Nom donné à un groupe de procédés photomécaniques qui utilisent des plaques de métal ou de verre enduites de gélatine bichromatée pour donner une surface d'impression. Après exposition à travers un négatif, la plaque est lavée et traitée avec de la glycérine. La surface de gélatine devient sélectivement absorbante, et l'encre grasse adhère plus facilement aux parties de l'image contenant le moins d'eau. Variantes de ce procédé : albertypie, héliotypie, photolithographie, phototypie etCOULEURS PRIMAIRE :
Couleurs fondamentales, ou génératrices, du spectre solaire : bleu (cyan), magenta (tenue), jaune. Mélangées en proportions différentes, ces couleurs donnent toutes les autres ; ensemble, elles donnent la lumière blanche,COUPLEURS ou " formateurs de colorant " :
Substances activées pendant le développement qui aident à la formation des colorants en fonction de la quantité d'argent réduit qui a été produite.CYANOTYPE :
Tirage permanent bon marché réalisé en exposant une matrice au contact d'un papier imprégné de sels de fer et de ferricyanure de potassium, qui fonce lorsqu'il est exposé à la Lumière. Généralement, l'image est blanche sur fond bleu.
DDAGUERRÉOTYPE :
Premier procédé photographique commercialisé, dans lequel une image est formée sur une plaque de cuivre plaquée d'argent, extrêmement polie, sensibilisée par des vapeurs d'iode pour former des iodures d'argent. Après exposition, l'image latente est développée aux vapeurs de mercure, ce qui donne une image unique sur métal qui ne peut pas être utilisée comme un négatif pour la duplication.DESSIN PHOTOGÉNIQUE :
Un des premiers procédés pour produire des négatifs sur papier, dans lequel étaient exposés des objets sur le papier sensibilisé avec du sel et du nitrate d'argent. Le papier fonçait en fonction de la quantité de lumière qu'il recevait, produisant une image négative qui était fixée avec une solution salée.DEVELOPPEMENT :
Processus par lequel un film ou un papier photographique exposé est traité chimiquement pour donner une image visible et relativement permanente. Désigne aussi l'opération d'immersion de la pellicule ou du papier dans un bain chimique qui produit l'image argentique.DISTANCE FOCALE :
Terme habituellement utilisé pour désigner la distance entre l'objectif et le plan sur lequel l'image est concentrée (plan focal) lorsque l'objectif est réglé sur l'infini. Les objectifs à grand angle ont une courte distance focale. Les téléobjectifs, au contraire, ont une longue distance focale.DYE TRANSFER :
Procédé par lequel un sujet est photographié à travers des filtres sur trois négatifs à la gélatine séparés qui sont teintés en cyan, magenta et jaune ; ces négatifs sont tirés en concordance les uns avec les autres sur une seule feuille de papier sensibilisé pour donner une image positive en couleursE
EFFET SABBATIER (appelé aussi solarisation) :
Inversion partielle des tons dans une image produite par la réexposition du film ou du papier à la lumière pendant le développement. Cette appellation est due à Armand Sabbatier, qui découvrir ce phénomène en 1862.EMULTION :
Toute couche sensible à la lumière appliquée sur film, papier ou autre matériau photographique. Contient ordinairement des halogénures d'argentique en suspension dans de la gélatine.EPREUVE GELATINO-ARGENTIQUE :
Papier enduit d'une émulsion de gélatine et de sels argentiques bromure ou chlorure d'argent, ou mélange des deux appelé chloro-bromure -.EXPOSITION :
Action d'exposer à la lumière un matériau photosensible. Désigne aussi la quantité de lumière qui atteint ce matériau.
FFERROTYPE (Tintype en anglais) :
Image positive obtenue en exposant dans une chambre noire une fine plaque de fer vernie et enduite de collodion sensibilisé. Utilisé presque uniquement pour des portraits bon marché.FILM : voir PELLICULE
FLASH AU MIAGNÉSIUM :
Un des premiers procédés d'éclairage artificiel pour permettre la photographie en intérieur ou de nuit. La lumière est produite par la mise à feu de poudre ou d'un fil de magnésium.
GGÉLATINE :
Protéine colloïdale tirée de tissus et de sabots d'animaux. Utilisée comme liant pour maintenir les cristaux d'argent en suspension dans les émulsions photographiques modernes, ainsi que dans certains procédés photographiques non argentiques.GOMME BICHROMATEE (procédé à la) :
Procédé, dit aussi à la gomme dichromate, par lequel une image est formée en exposant un négatif sur une surface enduite de gomme arabique, de bichromate de potassium et de pigment. La gomme durcit en fonction de la quantité de lumière qu'elle reçoit à travers le négatif. Les zones non exposées sont dépouillées pour laisser apparaître l'image durcie et pigmentée.GRAPHIQUE LUMINEUX :Voir PHOTOCRAMME.
HHALOGENURE D'ARGENT :
Combinaison de chlorure, de bromure et iodure d'argent ; composants sensibles à la lumière dans les émulsions photographiques. La pellicule ou le papier enduits d'émulsions contenant cette halogénure sont dits " sensibilisés ".HELIOGRAVURE (en anglais photogravure) :
Procédé d'impression qui reproduit l'apparence de la gamme continue des tons d'une photographie. Une plaque de cuivre recouverte de grains de résine et d'une couche de gélatine bichromatée est exposée à travers un négatif et gravée afin que les zones sombres de l'image retiennent davantage d'encre que les zones claires.HÉLIOTYPE : Voir COLLOTYPE
HOLOGRAPHIE :
Méthode pour créer l'illusion d'une image en trois dimensions. Un rayon laser est divisé en deux parties. L'une est réfléchie par un objet et interfère avec l'autre qui vient directement du laser. Le motif d'interférence créé quand les deux rayons se rencontrent est enregistré sur une plaque photographique qui, éclairée par une lumière blanche ou laser, donne une image en trois dimensions.HYPO :
Thiosulfate de sodium, produit actif de nombreux fixateurs. Voir aussi BAIN De FIXAGEI
IMAGE :
En photographie, représentation en deux dimensions d'un sujet résultant de l'exposition et du traitement d'une émulsion sensible à la lumière.IMAGE LATENTE :
Image invisible produite par l'exposition à la lumière sur un matériau sensibilisé et qui devient visible par développement.IMAGE NUMERIQUE :
Image formée par des récepteurs sensibles à la lumière - " pixels " - présents dans les puces d'un ordinateur. Les images ainsi formées peuvent être réutilisées, sous n'importe quelle forme, sur des écrans vidéo, des films, des papiers photographiques. ou d'autres supports.INFRAROUGE :
Bande du spectre électromagniétique qui comprend la radiation d'ondes plus longues que celles de la lumière rouge visible mais plus courtes que les ondes radio. Il existe des films sensibles à la lumière infrarouge.LICHTDRUCK : Voir COLLOTYPE.
M
MACROPHOTOGRAPHIE :
Images photographiques extrêmement agrandies d'un sujet - à l'échelle naturelle ou plus grand. Obtenues en plaçant l'objectif à une plus -grande distance du film que sa distance focale, elles sont réalisées avec un tube-allonge ou un soufflet.MATRICE :
En photographie, image dont on peut tirer des épreuves ; dans le procédé du dye transfert, ce terme désigne plus précisément les trois reliefs de gélatine teintée utilisée pour tirer une épreuve sur du papier enduit de gélatine.MELAINOTYPE : voir TINTYPE
MICROPHOTOGRAPHIE :
Photographie faite à l'aide d'un microscope et consistant en l'agrandissement d'objets ou de formes extrêmement petitsN
NEGATIF :
Toute image photographique dont les tons sont inversés par rapport au sujet original. Désigne aussi le film, la plaque ou le papier exposé à la lumière dans un appareil de prises de vues et développé pour donner l'image négative.O
OBJECTIF :
Habituellement composé de disques de verre ou de plastique alignés selon un même axe pour transmettre une image nette à une distance déterminée.OBTURATEUR :
Dispositif qui contrôle, en s'ouvrant et en se fermant, la quantité de lumière qui pénètre dans l'appareil de prises de vues et atteint le film ou la plaque.ORTHOCHROMATIQUE :
Émulsion sur film ou sur verre sensible uniquement à la lumière bleue et verte. Elle rend toutes les couleurs, sauf le rouge, en tons gris, réfléchissant l'éclat relatif de ces couleurs dans le sujet.OUVERTURE DU DIAPHRAGME :
Taille de l'ouverture réglable dans un objectif qui détermine - comme la vitesse d'obturation par exemple - la quantité de lumière qui passera par celui-ci. L'ouverture du diaphragmes s'exprime en unités f,, qui représentent la longueur focale de l'objectif divisée par le diamètre de l'ouverture.OZOBROME : voir PROCEDE AU CHARBON
P
PANCHROMATIQUE :
Emulsion sur plaque ou pellicule sensible à la lumière verte et bleue ainsi que, partiellement ou totalement, à la bande rouge du spectre. Elle rend les couleurs en tons de gris réfléchissant leur éclat relatif dans le sujet.PAPIER CIRE :
Variations du calotype dans laquelle le papier est enduit de cire avant d'être sensibilisé, ce qui le rend plus transparent, lui donne une meilleure définition et améliore ses propriétés de conservation.PAPIER SALE :
Tirage à noircissement direct fabriqué en trempant du papier à lettre dans une solution de sel. Il est ensuite brossé avec une solution de nitrate d'argent pour former du chlorure d'argent qui imprègne les fibres du papier.PELLICULE ou FILM :
Le plus souvent, support à base d'acétate de cellulose ou d'un autre plastique, transparent et flexible, recouvert d'une couche d'émulsion sensible à la lumière.PHOTOGLYPTE (en anglais Woodburytype) :
Procédé de tirage photomécanique qui produit des gammes de tons continue en exposant un négatif à travers de la gélatine bichromatée pour obtenir un moule en relief, qui est alors fondu en plomb pour le tirage. La gélatine pigmentée est versée sur le moule et est transférée sur le papier par pression. Cela donne une image laquelle les parties les plus profondes du moule produisent le, zones les plus sombres du tirage. Procédé périmé.PHOTOGRAMME
(appelé aussi schadographie, rayogramme, graphique lumineux) :
Image photographique réalisée sans appareil de prises de vues, soit en plaçant des objets sur une surface sensibilisée
PHOTOGRAPHIE À LA MINUTE :
Procédé aussi appelé développement instantané par diffusion-transfert, qui donne un tirage positif en quelques secondes après exposition en mettant en contact dans un mécanisme un négatif, un positif et les produits chimiques de développement.PHOTOGRAPHIE INSTANTANÉE :
Terme utilisé de manière imprécise aux tout débuts de la photographie pour désigner des poses d'une seconde (ou moins).PHOTOLITHOGRAPHIE :
Procédé d'impression d'une image photographie utilisant le principe de base de la lithographie - l'huile et l'eau se repoussent -. Une plaque de métal, ou une pierre, est enduite de gélatine bichromatée, substance qui durcit en fonction de la quantité de lumière reçue quand elle est exposée contre un négatif. Ensuite, la gélatine soluble s'en va, la pierre - ou la plaque - est humidifiée, et l'encre grasse adhère alors aux zones de gélatine solidifiée. L'impression finale est obtenue par pression du papier contre la face encrée de la plaque.PHOTOMONTAGE :
Image composite obtenue par l'assemblage partiel ou total d'éléments photographiques découpés et constituant un montage sans rapport avec la réalité.PHOTOTYPE : voir COLLOTYPE
PLAQUE :
Support, ,généralement de verre ou de métal. La plaque est enduite d'une couche sensible à la lumière, destinée à enregistrer l'image à travers l'objectif quand elle est introduite dans une chambre noire.PLAQUE HUMIDE : voir PROCEDE AU COLLODION
POSITIF :
Image photographique sur tout support ou matériau dans laquelle les tonalités et les couleurs correspondent à celles du sujet représenté. Parfois utilisé comme synonyme de tirage.POSITIF COLLODION SUR VERRE :
Positif obtenu par le procédé au collodion lequel une image négative sous-exposée, réalisée sur du verre enduit de collodion sensible à la lumière, est montée devant un fond sombre ou doublée au dos d'un vernis opaque pour que l'image soit vue comme un positif.PRODÉDÉ AU CHARBON :
Procédé avec lequel on réalise un tirage négatif contre une matrice de gélatine pigmentée sensibilisée au bichromate de potassium, qui durcit en fonction de la quantité de lumière reçue. La gélatine non exposée reste soluble et est ensuite dépouillée, ce qui produit l'image. Première méthode réellement utilisable de tirage pigmentaire permanent. Les épreuves au charbon de l'" Autotype Printing and Publishing Company ", fondée à Londres en 1868, étaient connues sous le nom d'" autotypes ".PROCÉDÉ AU COLLODION :
Procédé humide sur plaque de verre avec lequel on peut réaliser un négatif à l'aide d'une émulsion de collodion sensible à la lumière - coton poudre dissous dans l'alcool et l'éther - à laquelle ont été ajoutés de l'iodure de potassium et du bromure de potassium. La plaque est introduite dans la chambre noire et exposée alors qu'elle est encore humide. Le procédé au collodion sec permet de traiter la plaque ultérieurement, mais il nécessite un temps d'exposition plus important.PROCÉDÉ CARBRO (appelé aussi Ozobrome) :
Méthode pour réaliser un tirage au charbon à partir d'une épreuve au bromure d'argent en appliquant avec une presse le tirage argentique sur une surface de gélatine bichromatée à laquelle on ajoute un agent de blanchiment de l'argent. La gélatine durcit à ce contact et on procède alors comme pour un tirage au charbon.PROCEDES SOUSTRACTIFS DE FORMATION DES COLORANTS :
Principe sous-jacent à la plupart des photographies couleurs. La lumière blanche traverse les colorants contenant diverses quantités de pigments des trois couleurs primaires, bleu, rouge et jaune. Ces colorants filtrent leurs couleurs complémentaires dans le spectre de la lumière blanche, abandonnant les couleurs restantes de la lumière du spectre.S
SCHADOGRAMME : Voir PHOTOGRAMME
SEPARATION DES COULEURS :
Méthode permettant de capter des films séparés en noir et blanc, à travers des filtres, chacune des trois couleurs primaires composantes d'un sujet photographique, et destinée à l'impression de ce sujet en couleurs.SIMILIGRAVURE :
Procédé photomécanique consistant à rephotographier une image (photographique ou autre) à travers une trame afin de fractionner les tons continus en un code de points réguliers. Les zones sombres de l'image apparaissent comme de grands points très peu espacés, alors que les points formant les zones claires sont plus petits et davantage espacés.SOLARISATION : voir EFFET SABBATIER
SPECTRE :
Ensemble des ondes visibles perçues sous forme de couleurs. C'est une gamme continue de tons allant du violet sombre au rouge en passant par le bleu, le vert, le jaune et l'orange ; il est visible lorsque la lumière blanche est difractée par un prisme.STÉRÉOGRAMME : voir VUE STEREOSCOPIQUE
STÉRÉOSCOPE :
Appareil permettant de regarder les vues stéréoscopiques composé d'un viseur binoculaire et d'un support pour une ou plusieurs images.SYNTHÈSE ADDITIVE DE COULEURS :
Principe selon lequel toutes les couleurs de la lumière peuvent être optiquement mélangées en combinant selon les différentes proportions les trois couleurs primaires du spectre, rouge, vert et bleu. La lumière blanche est Le mélange de ces trois couleurs.
TTALBOTYPE : Voir CALOTYPE.
TINTYPE : Voir FERROTYPE
TIRAGE :
Généralement, image sur papier obtenue au moyen de procédés photographiques ; habituellement, il s'agit d'un positif.TIRAGE À NOIRCISSEMENT DIRECT :
Papier photographique qui donne une image visible quand il est exposé à la lumière sans qu'il soit besoin de développement chimique.TIRAGE AU PALLADIUM : Voir TIRAGE AU PLATINE.
TIRAGE AU PLATINE :
Tirage appelé aussi Platinotype, d'après sa marque commerciale britannique, obtenu en exposant un négatif en contact avec un papier sensibilisé aux sels de fer et de platine, et en le développant ensuite dans de l'oxalate de potassium. Considéré comme très stable. Le tirage au palladium utilise le même procédé, mais avec un composé de métal moins onéreux le palladium - pour sensibiliser le papier.TIRAGE PAR COMBINAISON :
Technique permettant de tirer plus d'un négatif, ou de multiples poses d'un négatif unique, sur une seule feuille sensible.TRAITEMENT POUR ARCHIVAGE DE LONGUE DURÉE :
Traitement de fabrication de l'image destiné à conserver un tirage ou un négatif aussi longtemps que possible en le protégeant de la détérioration due aux réactions chimiques.TROU D'ÉPINCLE :
Minuscule ouverture dans un appareil de prises de vues sans objectif. En passant par ce trou, la lumière forme sur le film ou le papier sensible à la lumière une image qui est moins nette que celle réalisée avec un objectif.
U
ULTRAVIOLET :
Bande du spectre électromagnétique qui comprend des radiations d'une longueur d'onde inférieure à celle de la lumière violette visible mais supérieure à celle de la plupart de rayons X.UNITÉS : f. Voir OUVERTURE DU DIAPHRAGME
V
VIRAGE :
Traitement qui change la teinte d'un tirage argentique, soit pendant, soit après le développement, en modifiant la composition chimique de l'image ou en le recouvrant d'un composé chimique.VUE STÉRÉOSCOPIQUE :
Paire de vues photographiques prises l'une à côté de l'autre sous un angle très légèrement différent et montées côte à côte. Bien que vues séparément par chaque il dans un viseur stéréoscopique ou binoculaire, les deux images semblent se combiner pour donner l'illusion des trois dimensions.X
XÉROGRAPHIE :
Procédé de reprographie de matériel graphique ou photographique dans lequel, par photoconduction, la lumière agit sur une plaque isolante électriquement chargée. L'image est développée avec une poudre de résine à la chaleur.
|
Glossaire général élève collège |
Glossaire architecture |
glossaire photographie |