ETHIOPIQUES de L. S. SENGHOR
Lecture cursive de TEDDUNGAL
Teddungal, en langue peule, c’est l’honneur, mot du titre et du dernier verset.
Le poème est écrit en l’honneur d’un ami d’enfance, Sall, autour de quelques souvenirs communs : la traversée d’une région asséchée (le Dyêri, la brousse sèche), et la rencontre d’une danseuse, Khasonkée, à laquelle on ne semble pas avoir cédé (v.11). Mais ces évocations revêtent une dimension symbolique ; entre autres, celle d’une marche pénible, semée d’ " embûches " (v.7) vers un nouveau royaume aux " portes de bronze " (v.19), une Terre promise aux " ruisseaux de lait ", analogues à ceux de la terre de Chanaan dans la tradition biblique (v.22) .
Il s’agit d’un parcours initiatique (" Or nous avons marché tels des blancs initiés "- qui forme un alexandrin- v.15) qui doit permettre, encore une fois, de retrouver le " Royaume d’enfance " (v.23) ; dans " un grand déchirement des apparences ", ce retour restitue " les hommes à leur noblesse, les choses à leur vérité " (v.20).
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