LA CHUTE VERTICALE D’UN SOLIDE
Problématique : Comment comprendre et prévoir le mouvement de chute d’un solide, dans le vide ou dans un fluide ( act. A et B p.220 ) avec ou sans frottement ( act. A et C p.220 et 221 ).
Cette force est due à
l’action du champ de pesanteur noté
sur tous les corps à proximité de la terre. L’intensité de la
pesanteur diminue avec l’altitude, mais aussi lorsqu’on passe du pôle ( g =
9,83 m.s-2 ) à l’équateur ( g = 9,78 m.s-2). Voir doc.3
p.222. Dans un espace réduit à quelques kilomètres de côté, on considère le
champ de pesanteur
uniforme. Voir doc. 4 p.223.
Le champ de pesanteur
uniforme Û
direction, sens et intensité g =
sont constants.
Voir act.1 p.223.
A l’équilibre hors du fluide :
.
A l’équilibre dans le fluide :
.
est la poussée
d’Archimède.
C’est une force du fluide sur le solide immergé, appliquée au centre de
gravité du volume de fluide déplacé ( doc. 6 p.224), de direction verticale, de
sens vers le haut et d’intensité :
FA= P (fluide déplacé) = m(fluide déplacé) . g =( ro .V(fluide) ).g ro : masse volumique du liquide déplacé ( kg.m-3 ou kg.L-1) ; V(fluide) : volume de fluide déplacé ( m3 ou L ) ; g : intensité de la pesanteur ( N.kg-1 ).
3° Force de
frottement fluide
Si le fluide est fixe ou sans mouvement latéral par rapport
à l’objet en déplacement, les frottements du solide sur le fluide sont
assimilées à une force de frottement
appliquée au centre de gravité du solide, de même direction
que la vitesse
, de sens opposé à la vitesse et d’intensité f = kvn f : force ( N ) ; v : vitesse (
m.s-1) ;k et n des constantes à déterminer expérimentalement
qui dépendent de l’objet et du fluide.
C’est une chute dans le vide : elle est appelée chute libre.
Sans fluide
: le solide n’est soumis qu’à son poids.
:
Dans une chute libre l’accélération est indépendante de la masse égale
à
.
L’accélération est donc
verticale dirigée vers le bas :
![]()
On sait que le mouvement est vertical, et que v ( t = 0 ) =
vo. On a donc
. Or
varie au cours du temps suivant la relation
, donc
.
On en déduit que vz = az.t + voz (On vérifie que
et que pour t = 0, vz = voz),
![]()
On sait que le mouvement est vertical, et que OM ( t = 0 ) =
h. On a donc
. Or
varie au cours du temps suivant la relation
, donc
.
On en déduit que z = 1/2az.t2 + vozt + zo
(On vérifie que
et que pour t = 0, z = zo),
![]()
4° Influence des
conditions initiales
a- voz = 0
z = 1/2 g . t2 + h et vz = g . t Il s’agit d’un mouvement rectiligne uniformément accéléré vers le bas.
b- voz ¹
0
Si
est de même sens que
, le mouvement est rectiligne uniformément accéléré.
Si
est de sens opposé à
, le mouvement est rectiligne uniformément retardé dans un
premier temps, jusqu’à annulation de la vitesse à l’instant t1 tel
que 0 = azt + voz , soit t1 = -az/voz.
Pour t > t1 le mouvement redevient uniformément accéléré. Voir
p.222 doc. 9 et 10.
C’est
une chute dans un fluide , donc le solide est soumis aux forces

On obtient l’équation différentielle : mdv/dt = mg - roVg - kvn .
Avec m = rV(solide) où rest
la masse volumique du solide, on a dv/dt
+ (k/m) vn = g ( 1- ro/r)
2° Résolution de
l’équation différentielle dans le cas où n = 1 : dv/dt + (k/m) v = g ( 1- ro/r)
C’est une solution du type v = A ( 1- e-t/t ).
Si t très grand ( t ® ¥ ) , v = A. La vitesse atteint une vitesse limite notée vl pour laquelle dv/dt =0.
Par l’équation
différentielle, on obtient vl =
mg/k ( 1-ro/r)
D’autre part l’équation différentielle est vérifiée par la solution si A = mg/k ( 1-ro/r) et si t = k/m.
La constante de temps t est le temps correspondant au point d’intersection entre la tangente à la courbe à l’origine et l’asymptote. Elle est caractéristique de l’évolution de la vitesse.
Cette évolution de la vitesse est aussi caractérisée par la grandeur t1/2 qui est le temps au bout duquel la moitié de la vitesse limite est atteinte.
b-
Méthode
d’Euler
La portion de la courbe liant yn+1( t + t ) à yn ( t ), peut-être assimilée à une droite de coefficient directeur
a =
et d’équation de type y = ax + b, soit yn+1 =
t
+ yn.
On peut donc calculer yn+1 à partir de yn et de
et ensuite yn+2
à partir de yn+1 et de
et ainsi de suite.
La méthode d’Euler permet de reconstruire point par point et par le
calcul la courbe dont on connaît la condition initiale y ( t = 0 ) = yo
et la dérivée à chaque instant à partir de l’équation différentielle.
Dans le cas de la chute verticale
vo= 0 et
= g’- k/m v avec g’= g
( 1- ro/r)
Donc à t = 0, v = vo =
0 et
= g’ ;
puis à t = t, v = v1 =
t
+ vo et
= g’- k/m v1
puis à t = 2t, v =
v2 =
t
+ v1 et
= g’- k/m v2 etc….
On utilise un tableau pour effectuer la suite des
calculs. La précision de la méthode est d’autant plus grande que l’intervalle
de temps utilisé pour la progression des calculs est petit. Voit T.P.
3° Résolution de
l’équation différentielle dans le cas où n ¹
1 : dv/dt + (k/m) vn
= g ( 1- ro/r)
a- Méthode d’Euler
Elle se réalise comme dans le cas précédent. Par comparaison avec les données expérimentales, il est possible de déterminer la valeur de n, c’est à dire le modèle de la force de frottements. Voir p. 227.
b- Méthode analytique
La résolution complète est trop complexe, on effectue une analyse partielle de la solution qui permet seulement de déterminer le régime initial et le régime asymptotique.
En effet dv/dt = g’ - (k/m) vn avec g’ = g ( 1- ro/r), donc à t = 0, v = 0 et l’accélération a = dv/dt = g’.
Quand t augmente, v augmente mais a = dv/dt diminue, jusqu’à s’annuler lorsque g’ = (k/m) vn. Voir p.228.
Le régime initial est un mouvement accéléré, dont l’accélération
diminue.
Lorsque l’accélération est nulle v =
, appelée vitesse limite. Voir p.228.
Le régime asymptotique est un mouvement uniforme, dont la vitesse
constante v = vl.
L’évolution de la vitesse est
encore caractérisée par la grandeur t1/2, temps au bout duquel la
moitié de la vitesse limite est atteinte, ou par la constante de temps t qui le temps correspondant au point d’intersection
entre la tangente à la courbe à l’origine et l’asymptote.
Grandeurs
caractéristiques dépendant du temps:
et dans le cas d’une chute avec frottements
.
Paramètres :
et dans le cas d’une
chute avec frottements r(solide) et ro(fluide), k et
n qui dépendent de la forme, de la dimension et
de la vitesse de l’objet ainsi que de la viscosité du fluide.
Conditions
initiales : ![]()
Temps caractéristique : t (point d’intersection entre la tangente à la courbe à l’origine et l’asymptote) ou t1/2 (temps au bout duquel la moitié de la vitesse limite est atteinte)